Qu’est-ce que le hockey subaquatique et comment se joue-t-il ?
Le hockey subaquatique est un sport collectif où deux équipes déplacent un palet sur le fond d’une piscine avec une crosse courte. Les joueurs nagent en apnée, puis remontent respirer à la surface : contrairement au hockey sur glace ou au hockey en salle, l’action alterne donc entre phases sous l’eau et prises d’air.
Chaque joueur porte un masque, un tuba, des palmes et un gant de protection. Il n’utilise ni bouteille ni détendeur. Le palet, assez lourd pour rester au fond, est poussé ou passé à l’aide d’une crosse tenue d’une seule main. À chaque extrémité du bassin se trouve un but bas, généralement une rigole métallique posée au fond.
L’objectif est de faire entrer le palet dans le but adverse tout en empêchant l’autre équipe de progresser. La vision est limitée par l’eau, le masque et le fait que les joueurs ne peuvent pas rester immergés en permanence. Il faut donc repérer ses partenaires avant de plonger, se replacer vite et anticiper la trajectoire du palet. L’« Octopush » est l’appellation historique britannique de la discipline ; on rencontre aussi le nom anglais underwater hockey.
À la différence de l’apnée sportive, il ne s’agit pas de rester sous l’eau le plus longtemps possible : les immersions sont courtes et s’inscrivent dans un jeu collectif. Le hockey subaquatique n’est pas non plus du hockey-polo, qui se pratique en surface, ni du hockey sur glace adapté à une piscine. La crosse, le palet, les règles de contact et les déplacements sont propres à la pratique subaquatique.
Où et quand le hockey subaquatique a-t-il été créé ?
Le hockey subaquatique moderne est né en 1954 à Portsmouth, en Angleterre, au sein du Southsea Sub-Aqua Club. Son fondateur, Alan Blake, cherchait une activité permettant aux plongeurs de s’entraîner pendant l’hiver, lorsque les conditions rendaient les sorties en mer moins pratiques.
Le jeu a d’abord été appelé « Octopush ». Il s’est ensuite diffusé au-delà du club d’origine et a été adopté par des pratiquants de sports sous-marins dans d’autres pays. Les règles et le matériel ont évolué avec la pratique en compétition, mais le principe demeure : pousser le palet sur le fond, sans appareil respiratoire, en se relayant pour respirer.
La discipline est aujourd’hui organisée à l’échelle internationale par la Confédération mondiale des activités subaquatiques (CMAS). Elle se pratique dans plusieurs régions du monde, notamment en Europe, en Océanie, en Amérique du Nord et en Afrique du Sud. Elle reste toutefois moins connue du grand public que la natation ou le water-polo.
Quelles sont les règles et la durée d’un match ?
Un match standard oppose deux équipes de six joueurs dans l’eau, avec des remplaçants qui entrent et sortent selon les modalités prévues par la compétition. Les rencontres se jouent en deux périodes de 15 minutes, séparées par une pause. Le temps de jeu peut être interrompu lors de certains arrêts ou incidents.
Au début de chaque période, les joueurs se placent à leur extrémité du bassin et le palet est lancé au centre. Ils plongent alors pour en prendre possession. Après un but, le jeu reprend selon la procédure de remise en jeu prévue par le règlement de la compétition. L’équipe qui marque le plus de buts à la fin du temps réglementaire gagne.
| Repère | Principe habituel |
|---|---|
| Joueurs en jeu | 6 par équipe dans l’eau |
| Durée | 2 périodes de 15 minutes |
| Aire de jeu | Fond plat d’une piscine, avec un but à chaque extrémité |
| Déplacement du palet | À l’aide d’une courte crosse, au fond du bassin |
| Remplacements | Effectués selon le règlement, souvent pendant le jeu |
| Contact | Limité : les gestes dangereux, la saisie d’un adversaire ou de son matériel sont interdits |
Les joueurs ne peuvent pas bloquer l’adversaire en le tenant, le tirer par son équipement ou le gêner d’une manière dangereuse. Les contacts de jeu autour du palet existent, mais ils sont encadrés. Les arbitres surveillent l’action depuis le bord et sous l’eau afin d’apprécier les fautes et la progression du palet.
Les dimensions du bassin et les procédures précises — remplacements, sanctions, arrêts de jeu ou prolongation — dépendent du règlement appliqué et du niveau de compétition. Un entraînement découverte peut aussi utiliser un terrain plus petit ou des séquences raccourcies. Il n’existe pas plusieurs disciplines olympiques distinctes : les formats varient surtout selon les catégories d’âge, de sexe ou de compétition.
Quel équipement faut-il et quel budget prévoir ?
Pour jouer, il faut un masque bien ajusté, un tuba, des palmes adaptées, une petite crosse et un gant qui protège la main non gantée contre les chocs du palet et les contacts avec le fond. Un bonnet de couleur aide à distinguer les équipes ; il comporte des protections pour les oreilles. Le palet et les buts sont généralement fournis par le club ou l’organisateur.
| Équipement | Rôle | Fourchette de prix indicative |
|---|---|---|
| Masque | Voir sous l’eau ; un modèle compact limite les risques d’accrochage | 25 à 80 € |
| Tuba | Respirer à la surface sans relever la tête autant qu’en nage classique | 10 à 25 € |
| Palmes | Accélérer et changer de direction sous l’eau | 40 à 130 € |
| Crosse | Contrôler et pousser le palet ; elle est adaptée à la main utilisée | 10 à 25 € |
| Gant | Protéger la main qui ne tient pas la crosse | 15 à 40 € |
| Bonnet avec protège-oreilles | Identifier l’équipe et protéger les oreilles | 10 à 25 € |
Ces prix sont des ordres de grandeur et varient selon les marques, les matériaux et l’achat neuf ou d’occasion. Les palmes très longues de nage avec palmes ne sont pas forcément adaptées : les joueurs choisissent généralement un modèle maniable, offrant une bonne propulsion et des changements de direction rapides. Le club peut prêter du matériel pour les premières séances ; mieux vaut tester différentes tailles avant d’acheter.
En France, un budget annuel de l’ordre de 180 à 500 € est plausible pour une pratique de loisir : licence et cotisation du club, auxquels s’ajoute le renouvellement ou l’amortissement du matériel personnel. Le montant varie fortement selon la ville, les frais d’accès à la piscine et le matériel déjà possédé. Demandez au club ce qui est prêté et si une licence fédérale est comprise dans l’adhésion.
Comment débuter le hockey subaquatique en France ?
Il n’est pas nécessaire de savoir plonger en bouteille ni d’être un nageur de compétition pour essayer. Il faut cependant être à l’aise dans l’eau, savoir nager et accepter les immersions répétées. Les clubs fixent leur âge d’accueil selon leurs créneaux et leur encadrement ; autour de 10 ans constitue un repère fréquent, et certains proposent des séances pour des enfants plus jeunes.
La pratique est encadrée en France par la Fédération française d’études et de sports sous-marins (FFESSM), qui rassemble des clubs et structures locales. L’offre reste moins dense que celle des sports aquatiques les plus répandus : les possibilités dépendent du département et des horaires de piscine. Pour chercher, contactez les clubs FFESSM de votre secteur ou les structures régionales et demandez explicitement si elles proposent du hockey subaquatique, plutôt que de supposer qu’un club de plongée en organise.
Avant la première séance, vérifiez les règles d’inscription, de licence et de santé en vigueur auprès du club. Selon l’âge, la situation médicale, la licence et les règles fédérales applicables, un questionnaire de santé peut suffire ou un certificat médical peut être demandé. Une compétition peut avoir des exigences différentes d’une séance d’essai. En cas de maladie chronique, de problème respiratoire ou cardiaque, ou d’antécédent de malaise, demandez conseil à un professionnel de santé avant de pratiquer.
Une séance d’initiation commence généralement par un échauffement et une prise en main du matériel. Le groupe apprend ensuite à nager avec masque, tuba et palmes, à plonger sans précipitation, puis à manier le palet sur de courtes distances. Les premiers exercices se font souvent sans opposition ou en petits groupes, avant un jeu aménagé. Signalez au responsable si vous êtes peu à l’aise sous l’eau : l’intensité et la longueur des immersions peuvent être adaptées.
Quels sont les bienfaits et les risques du hockey subaquatique ?
Le hockey subaquatique sollicite le système cardiovasculaire, les jambes et les muscles du tronc, tout en développant la coordination et l’orientation dans un environnement où les repères visuels sont réduits. Les accélérations alternent avec les phases de récupération en surface ; une séance peut donc être exigeante sans consister en un effort continu.
La dépense dépend du niveau, de la durée des phases de jeu et du rythme des immersions. Un ordre de grandeur autour de 6 à 8 MET peut servir de repère indicatif pour une pratique soutenue, mais il n’existe pas de valeur universelle valable pour chaque séance. La température de l’eau, les pauses et l’expérience modifient aussi l’effort ressenti. Le jeu apprend à communiquer efficacement, à prendre des décisions rapidement et à coordonner ses déplacements avec ceux de l’équipe.
Le risque spécifique majeur est lié à l’apnée répétée. Une remontée trop tardive, une fatigue excessive ou une hyperventilation volontaire avant de plonger peuvent favoriser une perte de connaissance sous l’eau. Les immersions doivent rester encadrées ; ne vous entraînez jamais à l’apnée seul et ne cherchez pas à battre un record de durée. Remontez dès que le besoin de respirer se fait sentir et respectez les consignes de surveillance du club.
Les chocs peuvent aussi concerner les doigts, les mains, les épaules ou les genoux, notamment dans les phases de lutte pour le palet. Le masque et le gant doivent être bien ajustés, les ongles courts et les bijoux retirés. Un échauffement progressif et une hydratation après la séance contribuent à une reprise plus confortable. En cas de douleur inhabituelle, de malaise ou de gêne respiratoire, arrêtez l’effort et demandez conseil à un professionnel de santé.
Comment progresser en technique et éviter les erreurs de débutant ?
Pour progresser, apprenez d’abord à vous déplacer efficacement avec les palmes, à vous orienter et à revenir respirer sans précipitation. La puissance seule ne suffit pas : un joueur qui se replace bien et donne une passe simple peut aider davantage son équipe qu’un joueur qui conserve le palet trop longtemps.
Quelques exercices utiles, sous la supervision de l’encadrant :
- Nager quelques longueurs avec masque, tuba et palmes pour trouver une position stable et confortable.
- Pousser le palet vers une cible proche, puis travailler une passe courte à un partenaire.
- En petit groupe, suivre le palet et se replacer après chaque passe sans chercher à plonger longtemps.
- Jouer des séquences brèves en opposition, avec une pause à la surface entre les passages.
Les débutants ont souvent tendance à plonger avant d’avoir repéré la situation, à s’acharner seuls sur le palet ou à utiliser des battements trop amples qui fatiguent vite. Essayez plutôt de lever les yeux à la surface pour repérer les partenaires, puis de plonger avec une intention précise : intercepter, passer ou défendre. Gardez la crosse près du fond et utilisez des gestes courts pour contrôler le palet.
La respiration mérite une attention particulière : ne retenez pas votre air en forçant et ne faites pas d’hyperventilation avant une immersion. Des prises d’air calmes et des plongées courtes permettent d’enchaîner les efforts plus sûrement. À mesure que la technique progresse, travaillez le placement collectif : un partenaire peut soutenir le porteur du palet tandis qu’un autre se prépare à défendre ou à recevoir une passe.
Quelles compétitions et quelles fédérations organisent ce sport ?
En France, la FFESSM encadre la pratique fédérale, les clubs et les compétitions nationales et régionales. Les championnats se structurent selon les catégories et les niveaux ; les formats exacts et les calendriers changent d’une saison à l’autre. Un club peut proposer de commencer par des rencontres amicales avant d’intégrer une compétition.
À l’international, la CMAS organise les principaux rendez-vous de la discipline, notamment des championnats du monde et des compétitions continentales. Les équipes nationales et les clubs peuvent y participer selon les règles de qualification propres à chaque événement. Les catégories féminines et masculines sont représentées dans les compétitions ; la pratique de loisir est également mixte dans de nombreux clubs.
Le hockey subaquatique n’est pas au programme des Jeux olympiques ni des Jeux paralympiques. Pour connaître les événements à venir, les sélections et les divisions nationales, fiez-vous aux informations publiées par la FFESSM, la CMAS et les organisateurs : les dates, les lieux et les modalités d’inscription évoluent selon les saisons.
Lexique et vocabulaire : Hockey subaquatique
- Apnée
- Phase pendant laquelle le joueur est immergé sans respirer dans un tuba. En hockey subaquatique, les immersions sont répétées et doivent rester maîtrisées, sans recherche de durée maximale.
- Crosse
- Petit bâton rigide tenu d’une main et utilisé pour pousser ou passer le palet sur le fond. Elle est courte et adaptée à la main de jeu.
- Palet
- Objet lourd qui glisse au fond de la piscine et que les joueurs doivent faire progresser vers le but adverse. Sa densité l’empêche de flotter.
- But
- Rigole ou gouttière installée au fond du bassin, à chaque extrémité du terrain. Un point est marqué lorsque le palet y entre conformément aux règles.
- Tuba
- Tube respiratoire qui permet au joueur de prendre de l’air à la surface sans retirer son masque. Il ne sert pas à respirer sous l’eau.
- Protège-oreilles
- Partie intégrée au bonnet de jeu qui couvre les oreilles. Elle contribue à limiter les chocs pendant les contacts et les déplacements dans l’eau.
- Remplacement
- Échange entre un joueur dans l’eau et un remplaçant. Les conditions d’entrée et de sortie dépendent du règlement de la rencontre et doivent être respectées par l’équipe.
- Octopush
- Nom historique britannique du hockey subaquatique. Il est associé aux débuts du jeu au Southsea Sub-Aqua Club, à Portsmouth, dans les années 1950.
- Passe
- Action consistant à envoyer le palet à un partenaire au moyen de la crosse. Une passe courte et préparée aide souvent l’équipe à progresser sans s’isoler.
- Remise en jeu
- Procédure qui relance le match après le début d’une période ou un arrêt prévu par le règlement. Les joueurs se replacent avant que le palet soit remis en mouvement.
Hockey subaquatique : questions fréquentes
Faut-il savoir retenir longtemps sa respiration pour faire du hockey subaquatique ?
Non. Le jeu repose sur des immersions courtes et répétées, pas sur une apnée maximale. Il faut remonter dès que le besoin de respirer apparaît et apprendre à gérer son effort avec un encadrant. Ne faites jamais d’hyperventilation avant de plonger et ne vous entraînez pas seul à retenir votre souffle : une perte de connaissance sous l’eau peut être grave.
Peut-on essayer le hockey subaquatique sans acheter tout l’équipement ?
Souvent, oui. De nombreux clubs prêtent au moins une partie du matériel pour les séances d’essai, notamment la crosse et le palet ; certains disposent aussi de masques, tubas ou palmes de différentes tailles. Appelez avant de vous déplacer pour vérifier ce qui est disponible et apporter un maillot, une serviette et, si demandé, votre propre bonnet de bain.
Le hockey subaquatique est-il un sport de contact ?
Il y a des contacts autour du palet, mais ils sont limités par les règles. Saisir un adversaire ou son matériel, le tirer ou le gêner dangereusement n’est pas autorisé. Le gant protège la main qui ne tient pas la crosse, et le bonnet protège les oreilles. Les clubs apprennent les gestes sûrs avant les oppositions plus intenses.
Est-ce que le hockey subaquatique convient aux personnes qui ne plongent pas en bouteille ?
Oui. Le hockey subaquatique se pratique en piscine avec un masque, un tuba et des palmes, sans bouteille ni détendeur. Une expérience de plongée sous-marine n’est pas une condition préalable. Il faut toutefois savoir nager, se sentir suffisamment à l’aise dans l’eau et respecter les consignes d’apnée et de sécurité données par l’encadrant.
Comment trouver un club de hockey subaquatique près de chez moi ?
La pratique est fédérée en France par la FFESSM, mais tous les clubs affiliés ne proposent pas cette activité. Contactez les clubs de sports sous-marins de votre département et demandez s’ils ont une section hockey subaquatique, quels âges ils accueillent et quels créneaux sont ouverts aux débutants. Les comités régionaux peuvent aussi vous orienter.
Le hockey subaquatique est-il accessible aux enfants ?
Oui, certains clubs accueillent les enfants et proposent une progression adaptée à leur âge, à leur aisance aquatique et à leur capacité à suivre les consignes. L’âge de début varie selon l’encadrement et les créneaux disponibles ; autour de 10 ans est un repère courant, pas une règle universelle. Le club précise aussi les formalités de santé et d’inscription.
Combien de calories dépense-t-on pendant une séance de hockey subaquatique ?
Il n’existe pas de chiffre fiable valable pour toutes les séances : la dépense varie avec le poids, le rythme des immersions, les pauses et le niveau de jeu. Une pratique soutenue peut représenter un effort important, mais les estimations individuelles restent approximatives. Pour suivre votre activité, privilégiez la durée et l’intensité ressentie plutôt qu’un nombre de calories prétendument exact.
Données indicatives (dépense énergétique calculée pour 70 kg à partir du MET, budgets moyens constatés en France). Les règlements, tarifs et calendriers évoluent : vérifiez auprès de la fédération ou de votre club. Une erreur ? Signalez-la — voir notre méthodologie.








