Qu’est-ce que le muay-thaï et en quoi diffère-t-il du kick-boxing ?
Le muay-thaï est un sport de combat debout originaire de Thaïlande, dans lequel les pratiquants peuvent attaquer avec les poings, les pieds, les genoux et, selon le règlement, les coudes. Le corps-à-corps, appelé clinch, fait aussi partie du jeu : il permet notamment de déséquilibrer l’adversaire et de placer des frappes de genou. Les combats se disputent généralement sur un ring, avec des gants et un arbitre.
La formule souvent employée, « l’art des huit membres », fait référence aux deux poings, aux deux coudes, aux deux genoux et aux deux jambes. Elle résume la variété des armes, mais pas toute la discipline : le placement, l’équilibre, la défense et la gestion du clinch comptent autant que la frappe.
Quelle différence entre muay-thaï, boxe anglaise et kick-boxing ?
La boxe anglaise utilise uniquement les poings. Le kick-boxing autorise les coups de poing et de pied, mais ses règlements varient et limitent fréquemment les genoux, les coudes ou le corps-à-corps. En muay-thaï, ces techniques sont au cœur de la discipline, même si certains formats modernes en restreignent une partie.
Le muay-thaï n’est pas non plus du muay boran, terme qui regroupe des pratiques martiales thaïlandaises traditionnelles. Le sport moderne s’est codifié autour du combat en ring et de règles communes. À l’entraînement, le contact peut être adapté : technique sans opposition, travail au sac, exercices à deux ou assauts contrôlés. Pratiquer le muay-thaï ne signifie donc pas devoir combattre en compétition ni accepter systématiquement des frappes appuyées à la tête.
D’où vient le muay-thaï et comment s’est-il codifié ?
Le muay-thaï s’est développé en Thaïlande à partir de pratiques de combat dont l’histoire ancienne est mêlée à des récits et à des traditions. Les origines lointaines sont difficiles à établir avec précision : les épisodes légendaires ne doivent pas être pris pour des faits historiques vérifiés. Le sport tel qu’on le reconnaît aujourd’hui s’est surtout construit avec la modernisation des compétitions au début du XXe siècle.
Des combats traditionnels aux règles modernes
Les pratiques de combat à mains nues ont évolué au fil des périodes et des régions du royaume de Siam, ancien nom de la Thaïlande. À mesure que les rencontres sont devenues des compétitions organisées, les règles ont été clarifiées et les protections modernisées. L’adoption du ring et des gants de boxe au XXe siècle a contribué à distinguer le sport réglementé des formes de combat plus anciennes.
Le stade Rajadamnern, à Bangkok, a ouvert en 1945 ; le stade Lumpinee a ouvert en 1956. Ces lieux ont participé à la structuration du muay-thaï professionnel et à sa popularité en Thaïlande. Les règlements et les usages ne sont toutefois pas identiques dans tous les stades, toutes les périodes ou toutes les organisations.
À partir de la seconde moitié du XXe siècle, la discipline s’est diffusée à l’international, avec des clubs et des compétitions en Europe, en Amérique et en Asie. L’International Federation of Muaythai Associations (IFMA), fondée en 1993, organise le muay-thaï amateur à l’échelle internationale. Le Comité international olympique a reconnu l’IFMA en 2021 ; cette reconnaissance ne signifie pas que le muay-thaï figure au programme des Jeux olympiques. La discipline a également été inscrite en 2021 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO.
Quelles sont les règles d’un combat de muay-thaï ?
Un combat oppose deux pratiquants de catégorie comparable et se déroule en rounds séparés par des pauses. La durée, le nombre de rounds, les techniques autorisées et les protections dépendent du règlement, de l’âge, du niveau et de l’organisation. Le muay-thaï professionnel thaïlandais se dispute souvent en cinq rounds de trois minutes ; des formats amateurs ou internationaux peuvent prévoir moins de rounds ou des durées plus courtes.
Quelles techniques sont autorisées ?
Les coups de poing, les coups de pied, les genoux et, dans les formats qui les autorisent, les coudes sont des armes de frappe. Les techniques doivent viser les zones permises par le règlement. Les coups à l’arrière de la tête, à la colonne vertébrale ou aux parties génitales, les attaques contre un adversaire au sol et les gestes dangereux sont interdits. La liste précise des fautes et des zones autorisées est fixée par l’organisation.
Le clinch est une phase de lutte debout réglementée, pas une invitation à immobiliser indéfiniment l’adversaire. On peut y contrôler la posture, chercher une frappe de genou ou provoquer un déséquilibre, dans les limites prévues. L’arbitre sépare les combattants lorsque l’action est bloquée ou ne respecte plus les règles.
Comment les juges désignent-ils le vainqueur ?
Les juges évaluent l’efficacité des actions, leur netteté, l’équilibre conservé, la maîtrise du combat et la défense. Une frappe qui touche sans être bloquée et qui déséquilibre clairement peut avoir plus de valeur qu’une série de gestes imprécis. Le barème et la manière de départager les rounds dépendent du règlement appliqué : il ne faut donc pas supposer qu’un décompte brut des coups suffit.
Un combat peut se terminer à la décision des juges, par arrêt de l’arbitre ou du médecin, par abandon, ou par un résultat lié à une faute ou à un incident réglementaire. L’arbitre veille à la sécurité et peut interrompre l’action. Les compétitions amateurs utilisent des protections supplémentaires selon les catégories ; en loisir, le club fixe aussi des règles de contact adaptées au groupe.
| Format | Particularités générales | À retenir |
|---|---|---|
| Entraînement technique | Gestes seuls, au sac ou avec partenaire, sans combat obligatoire | Intensité et contact ajustables |
| Assaut contrôlé | Opposition avec puissance limitée et priorité à la maîtrise | Les consignes du coach et les protections sont essentielles |
| Combat amateur | Règlement fédéral, catégories d’âge et de poids, protections selon le niveau | Les règles précises sont celles de l’organisateur |
| Combat professionnel | Rounds et protections définis par l’organisation ; coudes parfois autorisés | Le format varie selon le pays et l’événement |
Quel équipement faut-il pour pratiquer et quel budget prévoir ?
Pour les premiers entraînements, une tenue de sport et des bandes peuvent suffire si le club prête les gants et les protections. Avant les exercices avec partenaire, il faut disposer de protections adaptées à la séance. Les tarifs ci-dessous sont des ordres de grandeur en France : ils changent selon la marque, la qualité, la taille et le lieu d’achat.
| Équipement | Rôle | Fourchette indicative |
|---|---|---|
| Gants de boxe | Protègent les mains et amortissent les frappes sur sac ou partenaire | 30 à 120 € |
| Bandes de boxe | Maintiennent les poignets et protègent les articulations de la main | 5 à 20 € |
| Protège-dents | Protège les dents et limite les blessures de la bouche | 5 à 30 € |
| Protège-tibias | Protègent les tibias et le dessus du pied lors des exercices de frappe | 25 à 80 € |
| Short de muay-thaï | Offre une grande liberté de mouvement aux hanches et aux jambes | 20 à 60 € |
| Coquille de protection | Protège les parties génitales lors des exercices de contact | 10 à 35 € |
| Casque | Protection utilisée dans certaines catégories et certains assauts | 30 à 90 € |
Combien coûte une année de pratique ?
La dépense annuelle dépend surtout de l’adhésion au club et du nombre d’équipements à acheter. À titre indicatif, une cotisation et une licence peuvent représenter quelques centaines d’euros, avec de fortes différences selon la ville, la fréquence des cours et les services inclus. En ajoutant du matériel amorti sur plusieurs saisons, un budget de l’ordre de 250 à 800 € par an est plausible pour une pratique loisir. La première année peut coûter davantage si tout l’équipement est acheté neuf.
Demandez au club quels articles sont obligatoires dès l’inscription et s’il prête des gants propres pour une séance d’essai. Choisissez des gants adaptés à votre taille et à l’usage prévu ; un modèle de sac et un modèle destiné aux exercices avec partenaire n’offrent pas forcément le même niveau de protection. Les bandes doivent être correctement posées : demandez une démonstration plutôt que de les enrouler au hasard.
Comment débuter le muay-thaï en France ?
Aucun niveau sportif préalable n’est nécessaire pour commencer : un club sérieux propose des exercices progressifs et distingue l’apprentissage technique de l’opposition. Il est possible de débuter autour de 8 ans dans des cours enfants, mais les âges d’admission varient selon les clubs. Les cours adultes accueillent généralement des débutants, quel que soit leur passé sportif.
Comment trouver un club et choisir son cours ?
La FFKMDA est la fédération française délégataire pour le kick-boxing, le muay-thaï et les disciplines associées. Son réseau et les clubs locaux constituent un point de départ pour rechercher une structure affiliée. Vérifiez aussi les qualifications de l’encadrement, l’état du matériel, les règles de sécurité et la façon dont le club répartit les pratiquants selon leur gabarit, leur expérience et leurs objectifs.
Lors d’une séance d’essai, observez si le coach explique les consignes avant les exercices, corrige les gestes et interdit les frappes non maîtrisées. Un club adapté aux novices ne force pas un débutant à faire du sparring dur. Vous pouvez demander si le cours est orienté loisir, préparation physique, assaut éducatif ou compétition : une même salle peut proposer plusieurs groupes.
Faut-il une licence ou un certificat médical ?
Les démarches dépendent du club, de la licence, de l’âge et de la participation à des compétitions. L’adhésion fédérale peut inclure une licence et une assurance selon les modalités proposées. Pour l’inscription, demandez précisément au club quels documents sont requis : questionnaire de santé, autorisation parentale pour un mineur et, lorsque les règles applicables l’exigent, certificat médical. Les exigences de compétition peuvent être différentes de celles d’une pratique loisir.
En cas de maladie chronique, de blessure récente, de grossesse ou de doute sur l’aptitude à pratiquer, demandez conseil à un professionnel de santé avant les exercices intenses ou les contacts. Cette précaution ne remplace pas les formalités sportives du club.
À quoi ressemble une première séance ?
Une séance dure souvent de 60 à 90 minutes. Elle commence par un échauffement général et des mobilisations, puis passe à des déplacements, des gestes techniques, du travail au sac ou des exercices avec partenaire. Le coach termine généralement par un retour au calme. Pour commencer, annoncez votre expérience, suivez les consignes et signalez immédiatement toute douleur inhabituelle ou tout malaise. Vous n’avez pas besoin d’être déjà souple ou en excellente condition physique : l’intensité se construit progressivement.
Quels sont les bienfaits du muay-thaï et quels risques faut-il connaître ?
Le muay-thaï développe le cardio, la coordination, l’équilibre, la mobilité et la force, car les frappes mobilisent le tronc et les membres tandis que les déplacements sollicitent les jambes. Les exercices demandent aussi de percevoir une action, de choisir une réponse et de garder son calme sous effort. Le travail en groupe peut renforcer la confiance et le sentiment d’appartenance, sans que ces effets soient automatiques pour chaque pratiquant.
Quelle dépense énergétique attendre ?
Le Compendium of Physical Activities associe les arts martiaux, dont le kick-boxing, à une dépense élevée lors d’une pratique soutenue. La valeur de 10,3 MET est un repère pour une activité dynamique, non une mesure garantie d’une séance complète de muay-thaï. Une séance comprend des explications, des récupérations et des exercices d’intensité variable ; la dépense réelle dépend donc du poids, du rythme, de la durée active et de la condition physique.
Quels sont les risques et comment les réduire ?
Les blessures possibles concernent notamment les mains, les poignets, les tibias, les chevilles et les genoux. Les traumatismes du visage et les commotions sont un risque particulier des frappes à la tête. Le port de protections ne supprime pas ce risque. Pour le limiter, privilégiez l’apprentissage technique, l’intensité contrôlée, un partenaire adapté et un encadrement attentif ; le sparring avec frappes à la tête n’est pas nécessaire pour progresser en loisir.
Échauffez-vous, augmentez progressivement le volume et gardez des temps de récupération. Respectez les consignes de contact et ne reprenez pas un exercice après un choc à la tête si vous vous sentez mal. En cas de symptômes après un impact, arrêtez la pratique et demandez rapidement un avis médical. Une douleur persistante ou une pathologie justifie également un échange avec un professionnel de santé. Le muay-thaï peut être adapté en pratique sans contact, mais les besoins varient selon les personnes : le club doit pouvoir aménager les exercices.
Comment progresser en technique quand on débute ?
Les progrès viennent d’abord de la répétition de gestes propres, de l’équilibre et du retour régulier aux fondamentaux. Cherchez à toucher une cible avec contrôle plutôt qu’à frapper le plus fort possible. Les changements de rythme et les combinaisons n’ont de sens que si la posture permet de rester stable après chaque action.
Quels exercices travailler en priorité ?
Un débutant peut consacrer une partie de chaque séance à ces bases, sous la supervision du coach :
- Garde et déplacements : avancer, reculer et sortir de l’axe sans croiser les pieds.
- Poings : répéter le direct avant et le direct arrière sur cible, en ramenant la main à la garde.
- Coups de pied : travailler lentement le pivot et le retour de jambe avant d’ajouter de la puissance.
- Genoux : apprendre à monter le genou sans se pencher excessivement en arrière.
- Défense : pratiquer les parades, les esquives et les blocages sans fermer les yeux.
- Condition physique : alterner des efforts courts et contrôlés avec des phases de récupération.
Le travail au sac permet de répéter et de doser les frappes ; les paos, tenus par un partenaire, aident à travailler la précision et les enchaînements. Les assauts éducatifs servent ensuite à appliquer les gestes face à une opposition, avec un thème et une intensité convenus. N’augmentez pas seul la puissance ou la fréquence des séances si votre corps ne récupère pas.
Quelles erreurs freinent les débutants ?
Les erreurs fréquentes sont de frapper trop fort trop tôt, de rester immobile après une attaque, de baisser les mains, de croiser les pieds en se déplaçant ou de se crisper en permanence. Sur les coups de pied, vouloir atteindre une hauteur élevée avant de maîtriser l’appui et le pivot peut aussi déséquilibrer le geste. Demandez une correction précise, puis travaillez un seul point à la fois. Filmer une séquence peut aider si le coach l’autorise, mais ne remplace pas son retour.
Quelles compétitions et quelles fédérations encadrent le muay-thaï ?
En France, la FFKMDA encadre le muay-thaï parmi les disciplines dont elle a la délégation. Elle organise ou supervise des compétitions nationales selon les règlements en vigueur, avec des catégories définies notamment par l’âge, le poids et l’expérience. Les règles précises, les protections et les conditions d’accès sont indiquées dans les documents de la compétition : elles peuvent différer entre assaut éducatif, amateur et combat.
À l’international, l’IFMA structure une large part du muay-thaï amateur et organise des championnats et événements internationaux. Le monde professionnel est plus fragmenté : des promoteurs, des circuits et des instances de titres différents peuvent appliquer des règles et des formats distincts. Le World Muaythai Council (WMC) est une organisation liée au muay-thaï professionnel ; il ne faut pas la confondre avec une fédération unique administrant toutes les compétitions mondiales.
Quels grands rendez-vous suivre ?
Les championnats nationaux et internationaux de l’IFMA sont des repères pour le muay-thaï amateur. Du côté professionnel, les galas organisés en Thaïlande et ailleurs proposent des combats dont le règlement varie selon l’événement. Les stades Rajadamnern et Lumpinee, à Bangkok, restent des lieux connus de la boxe thaïlandaise. Vérifiez toujours l’organisateur et le règlement d’un combat annoncé : l’appellation « muay-thaï » ne suffit pas à garantir que tous les coups et toutes les phases de clinch sont autorisés.
La discipline n’est pas au programme olympique en octobre 2026. Sa reconnaissance par le CIO concerne l’IFMA, pas une inclusion automatique aux Jeux. Le muay-thaï dispose néanmoins d’une scène sportive internationale et de compétitions accessibles aux amateurs selon leur niveau et leur fédération.
Quelles sont les variantes du muay-thaï et les formes de pratique ?
Le muay-thaï désigne plusieurs réalités : entraînement loisir, assaut éducatif, compétition amateur et combat professionnel. Les gestes de base se retrouvent, mais les règles, la durée des rounds, les protections et l’intensité changent. Certains clubs proposent aussi des cours axés sur la préparation physique ou la technique, sans combat.
Le muay boran désigne des pratiques martiales traditionnelles thaïlandaises et ne constitue pas simplement un autre nom du muay-thaï de compétition. Le muaythai amateur IFMA possède ses propres règlements et catégories. Enfin, des galas internationaux peuvent annoncer du muay-thaï tout en appliquant des restrictions sur les coudes, le clinch ou les projections. Il faut consulter le règlement de l’événement plutôt que se fier uniquement à son intitulé.
Peut-on pratiquer sans faire de combat ?
Oui. Il est possible de progresser avec du shadow-boxing, du travail au sac, des exercices de mobilité, des frappes sur paos et des répétitions techniques à deux sans opposition réelle. Le sparring n’est pas une obligation pour participer aux cours. Si vous souhaitez pratiquer sans contact, dites-le au coach avant le cours afin qu’il vous oriente vers des exercices compatibles et précise les situations à éviter.
Quels termes et quels repères culturels faut-il connaître ?
Les mots thaïlandais sont souvent utilisés dans les clubs pour nommer les techniques et les phases de combat. Leur prononciation ou leur emploi peut varier selon les transcriptions. Le Wai Kru et le Ram Muay désignent des rituels présentés par les combattants avant certains combats, mais ils ne font pas partie de toutes les séances ni de tous les formats. Leur présence s’inscrit dans une culture sportive thaïlandaise et mérite d’être abordée avec respect plutôt que réduite à une simple chorégraphie.
Le mongkhon, bandeau traditionnel porté autour de la tête dans certaines cérémonies, est associé au Wai Kru ; il n’est pas une protection de combat. Les pratiquants peuvent également porter des prajioud, bandes autour du bras, selon les usages du club ou du combattant. Ces signes culturels ne sont pas des équipements obligatoires universels.
Pour choisir une pratique, clarifiez vos priorités : activité cardio, apprentissage technique, assaut contrôlé ou compétition. Le muay-thaï peut répondre à plusieurs objectifs, mais l’expérience dépend surtout de la pédagogie du club et de la qualité de l’encadrement. Un bon cours rend explicites les règles de contact, accueille les différents niveaux et permet de progresser sans confondre engagement sportif et recherche du choc.
Approfondir : Muay-thaï

Quelles sont les règles du muay-thaï en combat amateur et professionnel ?
Les règles du muay-thaï autorisent les poings, les jambes, les genoux et, selon le règlement, les coudes, y compris dans le corps-à-corps. Mais un combat amateur, une rencontre professionnelle et un gala ne se jugent pas toujours de la même façon. Voici les points à vérifier pour comprendre ce qui est permis, comment les juges tranchent et pourquoi un même geste peut être autorisé dans un événement et interdit dans un autre.

Quel équipement choisir pour débuter le muay-thaï ?
Pour débuter le muay-thaï, quelques protections bien ajustées comptent davantage qu’un équipement complet acheté d’un coup. Le choix des gants dépend notamment du sac ou du travail avec partenaire ; les bandes, le protège-dents et les protège-tibias doivent, eux, être adaptés à votre morphologie et aux consignes du club. Voici des repères pratiques pour acheter dans le bon ordre.

Comment débuter le muay-thaï en club quand on est novice ?
Pour débuter le muay-thaï en club, il n’est pas nécessaire d’arriver déjà sportif ni d’accepter des échanges de coups. Les premières séances servent surtout à prendre ses repères, apprendre à se déplacer et s’exercer progressivement sur des consignes simples. Voici comment choisir un club, préparer son inscription et avancer à son rythme.

Comment construire un entraînement de muay-thaï pour progresser ?
Un entraînement de muay-thaï efficace ne consiste pas à frapper le plus fort possible ni à enchaîner les séances. Il combine technique, déplacements, préparation physique et récupération, avec une difficulté adaptée à votre expérience. Voici une structure concrète pour organiser vos séances, progresser régulièrement et limiter les risques de surcharge.

Quelles sont les techniques de base du muay-thaï à apprendre en premier ?
Pour apprendre les techniques de base du muay-thaï, le plus utile est de construire une posture stable avant d’accélérer les frappes. Cette progression détaille les repères de garde, les déplacements, les armes principales et les défenses, avec des répétitions courtes à réaliser sous l’œil d’un coach.
Lexique et vocabulaire : Muay-thaï
- Clinch
- Phase de corps-à-corps debout où les combattants contrôlent la posture et la distance pour placer notamment des genoux ou déséquilibrer l’adversaire, dans les limites du règlement.
- Paos
- Cibles épaisses tenues par un partenaire ou un entraîneur. Elles permettent de travailler les frappes, les enchaînements et la précision avec une opposition contrôlée.
- Shadow-boxing
- Exercice de boxe sans adversaire ni cible, réalisé dans le vide. Il sert à répéter la garde, les déplacements, les esquives et les enchaînements.
- Wai Kru
- Rituel de respect rendu à l’entraîneur et aux maîtres dans certaines traditions et cérémonies du muay-thaï. Il précède parfois le combat et s’accompagne du Ram Muay.
- Ram Muay
- Séquence de mouvements rituels exécutée avant certains combats de muay-thaï, souvent sur le ring. Les gestes et la musique s’inscrivent dans les usages culturels thaïlandais.
- Mongkhon
- Bandeau traditionnel porté sur la tête par certains combattants lors du Wai Kru. Il est associé à des usages rituels et n’est pas une protection de combat.
- Prajioud
- Bande ou cordon porté autour du bras dans certaines pratiques et traditions du muay-thaï. Son usage dépend des habitudes du club et du combattant.
- Assaut éducatif
- Opposition encadrée où la maîtrise technique et le contrôle priment sur la puissance. Les règles et protections dépendent du cadre fédéral et de la catégorie.
- Garde
- Position des mains, des bras et du corps qui protège les zones vulnérables et prépare les attaques. Elle doit rester stable tout en permettant de se déplacer.
- Pa-teep
- Coup de pied poussé, souvent dirigé vers le tronc ou les hanches, qui sert à marquer, maintenir la distance ou interrompre l’avancée de l’adversaire.
Muay-thaï : questions fréquentes
Peut-on apprendre le muay-thaï sans faire de sparring ?
Oui. Le shadow-boxing, le sac, les paos et les exercices techniques à deux permettent de travailler les frappes, les déplacements et la condition physique sans opposition libre. Le sparring n’est pas obligatoire pour pratiquer en loisir. Signalez votre préférence au coach : il pourra proposer des exercices sans contact ou avec des règles précises et une intensité limitée.
À quel âge un enfant peut-il commencer la boxe thaïlandaise ?
L’âge d’accueil dépend du club et de son encadrement ; certains cours enfants sont accessibles autour de 8 ans. Les séances destinées aux jeunes privilégient normalement les bases motrices, la discipline et les gestes contrôlés, et ne sont pas équivalentes à un entraînement adulte. Vérifiez l’âge minimum, les protections requises et les règles de contact auprès du club.
Le muay-thaï est-il adapté quand on n’a jamais fait de sport ?
Un débutant sans expérience peut commencer si le cours est conçu pour accueillir les novices. L’endurance et la coordination se développent progressivement : il n’est pas nécessaire de savoir frapper avant la première séance. Prévenez le coach de votre niveau, respectez les pauses et évitez de chercher la puissance. En cas de problème de santé ou de doute, demandez un avis médical.
Comment choisir la taille de ses gants de muay-thaï ?
La taille des gants s’exprime généralement en onces, mais le choix dépend du poids du pratiquant, de l’usage et des consignes du club ou de la compétition. Des gants de sac ne sont pas toujours adaptés aux exercices avec partenaire. Essayez-les avec les bandes que vous porterez à l’entraînement et demandez conseil au coach avant l’achat.
Le muay-thaï est-il plus dangereux que le kick-boxing ?
Il n’existe pas de réponse valable pour toutes les séances : le risque dépend du règlement, de l’intensité, du niveau d’encadrement et des protections. Le muay-thaï peut inclure les coudes, les genoux et le clinch, tandis que les formats de kick-boxing varient. Les frappes à la tête comportent un risque de traumatisme dans les deux disciplines ; la pratique loisir peut se faire sans sparring dur.
Quelle différence entre muay-thaï et muay boran ?
Le muay-thaï est le sport de combat moderne pratiqué selon des règles de compétition, avec ring, gants et catégories. Le muay boran est un terme regroupant des pratiques martiales traditionnelles thaïlandaises. Les deux sont liés par une histoire culturelle, mais ils ne désignent pas exactement la même discipline ni le même cadre d’entraînement.
Le muay-thaï est-il un sport olympique ?
Non, il ne figure pas au programme olympique en octobre 2026. L’IFMA, fédération internationale du muay-thaï amateur, a été reconnue par le Comité international olympique en 2021. Cette reconnaissance institutionnelle est distincte de l’inscription d’un sport au programme des Jeux, qui dépend d’une décision spécifique.
Données indicatives (dépense énergétique calculée pour 70 kg à partir du MET, budgets moyens constatés en France). Les règlements, tarifs et calendriers évoluent : vérifiez auprès de la fédération ou de votre club. Une erreur ? Signalez-la — voir notre méthodologie.








