Sports équestres

Pony-games : règles, initiation et progression à poney

Le pony-games, aussi appelé jeux à poney ou mounted games, est un sport d’équipe où les cavaliers enchaînent des relais et des épreuves d’adresse. Il demande de piloter son poney avec précision tout en manipulant des objets à vive allure. Voici ses règles, le matériel nécessaire et les repères pour débuter en club en France.

CoordinationConfiance en soiConvivialitéCardioConcentration
Mis à jour le 22 octobre 2026Lecture : 8 minAussi appelé : jeux à poney, mounted games
Une cavalière en casque slalome entre des piquets à poney pendant une épreuve de pony-games sur le terrain d’un club.
Dépense / heure≈ 404 kcal
Dès6 ans
Budget annuel600 € – 1 800 €
PratiqueCollectif

Qu’est-ce que le pony-games et en quoi diffère-t-il des autres sports équestres ?

Le pony-games est un sport d’équipe à poney dans lequel les cavaliers réalisent des relais et des jeux d’adresse, généralement en se déplaçant au trot ou au galop. Ils doivent conduire leur monture tout en effectuant une tâche précise : prendre ou déposer un objet, contourner des piquets, franchir une ligne ou transmettre le relais à un coéquipier.

Les équipes s’affrontent dans des couloirs parallèles. La rapidité compte, mais une manœuvre incorrecte, un objet échappé ou un parcours non respecté peut faire perdre du temps ou entraîner une pénalité. La réussite repose donc sur un trio : contrôle du poney, coordination et coopération.

À la différence du horse-ball, le pony-games ne consiste pas à marquer des buts avec un ballon et les contacts entre équipes ne font pas partie du jeu. Il se distingue aussi du saut d’obstacles, qui évalue un parcours de sauts, et de la voltige, centrée sur des figures réalisées sur un cheval en mouvement. Les jeux peuvent être pratiqués à poney ou, selon les formats et les cavaliers, à cheval.

D’où viennent les pony-games et quand la discipline s’est-elle développée ?

Les mounted games modernes se sont structurés au Royaume-Uni au milieu du XXe siècle, dans le cadre du mouvement des Pony Clubs. Leur histoire est souvent associée à la Prince Philip Cup, une compétition britannique lancée en 1957 et devenue l’un des repères historiques de la discipline.

L’idée est de proposer des épreuves équestres accessibles où la maîtrise, l’autonomie et l’esprit d’équipe comptent autant que la performance. Les jeux reprennent des exercices d’équitation pratiques — tourner, s’arrêter, repartir, ramasser ou poser un objet — transformés en courses de relais. Cette formule a ensuite été adoptée dans d’autres pays et organisée à l’échelle internationale sous le nom de mounted games.

Les règles et les jeux proposés ont évolué selon les fédérations et les compétitions. Il n’existe donc pas une seule liste universelle d’épreuves pour toutes les rencontres. En France, le pony-games s’est développé dans les clubs équestres et relève de la Fédération Française d’Équitation (FFE).

Comment se déroule une épreuve de pony-games ?

Une rencontre de pony-games enchaîne plusieurs jeux : les équipes partent dans des couloirs distincts et réalisent chacune le même relais, le plus vite possible sans enfreindre les règles. Le classement d’une épreuve dépend de l’ordre d’arrivée et des éventuelles pénalités, selon le règlement appliqué.

Les équipes comptent souvent quatre ou cinq cavaliers, avec des variations selon la catégorie et l’organisateur. Dans un relais, chaque participant réalise une partie du jeu, puis passe le tour ou l’objet au suivant. Les membres doivent rester attentifs au départ, à la progression de leurs coéquipiers et à la ligne de transmission.

Les jeux font appel à des habiletés différentes :

  • Slalom : contourner une série de piquets sans en manquer ni les faire tomber.
  • Relais avec objet : récupérer, transporter ou transmettre un objet comme un témoin, un anneau ou un petit récipient.
  • Jeux de précision : déposer ou replacer un objet sur un support en gardant le contrôle de sa monture.
  • Épreuves de ramassage : saisir un objet au sol ou sur un support, puis poursuivre le parcours.

Les noms, le matériel et les consignes exactes varient d’un règlement à l’autre. En règle générale, un objet tombé doit être récupéré selon les consignes de l’épreuve avant de continuer. Le cavalier ne doit pas gêner les autres couloirs et doit respecter le sens du parcours. Une rencontre comprend plusieurs jeux ; elle dure souvent de 20 à 40 minutes hors détente, mais sa durée dépend du nombre d’épreuves, de cavaliers et de pauses.

Le poney est aussi un partenaire sportif : il doit pouvoir s’arrêter, tourner et repartir sans être brusqué. La vitesse ne compense pas une conduite imprécise. Les arbitres et les organisateurs vérifient le respect du parcours, des relais et des règles de sécurité.

Quel équipement faut-il pour jouer au pony-games et quel budget prévoir ?

Pour débuter, il faut avant tout un équipement d’équitation bien ajusté ; le club fournit généralement le poney et le matériel spécifique des jeux. Les prix ci-dessous sont des ordres de grandeur indicatifs en France en 2026 : ils varient selon les marques, le neuf ou l’occasion et les prestations du centre équestre.

Élément Rôle Fourchette de prix indicative
Casque d’équitation Protéger la tête ; il doit être homologué et correctement ajusté 60 à 250 €
Bottes ou boots à talon Maintenir le pied et limiter le risque qu’il glisse dans l’étrier 40 à 150 €
Pantalon d’équitation Confort et tenue en selle 30 à 100 €
Gants Améliorer la prise des rênes et protéger les mains 10 à 35 €
Gilet de protection Protection complémentaire, selon le club et les règles de l’épreuve 100 à 300 €
Licence FFE Licence fédérale et garanties associées, selon la formule Environ 25 à 40 €
Cotisation ou forfait de club Accès aux séances, aux poneys et à l’encadrement Environ 450 à 1 200 € par an

Une enveloppe annuelle d’environ 600 à 1 800 € est plausible pour une pratique loisir, en comptant la licence, l’activité en club et l’équipement amorti. Le coût dépend surtout du nombre de séances et des tarifs locaux. Acheter un poney n’est pas nécessaire pour pratiquer en club ; les objets propres aux jeux sont habituellement mis à disposition.

À quel âge peut-on débuter le pony-games et où pratiquer en France ?

On peut généralement découvrir le pony-games à partir d’environ six ans, si l’enfant est à l’aise avec un poney et suit les consignes de sécurité. Cet âge est un repère, pas une règle nationale : le club tient compte de la taille de l’enfant, de son autonomie et des poneys disponibles. Des adolescents et des adultes pratiquent également la discipline.

Il n’est pas nécessaire d’avoir un niveau de compétition pour essayer. Il faut toutefois savoir tenir en selle, diriger sa monture et s’arrêter sur demande. Un moniteur peut proposer une séance d’initiation ou commencer par des jeux simples au pas, puis introduire progressivement les changements d’allure et les relais.

Pour trouver un lieu de pratique, renseignez-vous auprès des centres équestres et poneys-clubs affiliés à la FFE. Tous ne proposent pas une équipe de compétition, mais certains organisent des séances ludiques, des ateliers ou des rencontres internes. Demandez si le club pratique spécifiquement le pony-games, quel niveau est attendu et si le casque et le poney sont prêtés.

Une licence FFE est couramment demandée pour les activités fédérales et les compétitions ; son coût et les garanties associées dépendent de la formule en vigueur. Les exigences relatives au certificat médical ou au questionnaire de santé peuvent varier selon l’âge, la situation du pratiquant, le renouvellement et le cadre de compétition. Le club précise les documents requis au moment de l’inscription ; en cas de réponse positive au questionnaire ou de problème de santé, il faut demander un avis médical.

Les premières séances servent à créer des automatismes plutôt qu’à aller vite. On apprend à monter et descendre en sécurité, à tenir ses rênes tout en manipulant un objet, à passer dans un couloir et à s’arrêter avant un relais. Un poney calme et un exercice adapté au niveau facilitent les débuts.

Quels sont les bienfaits du pony-games et quels risques faut-il connaître ?

Le pony-games développe surtout la coordination, l’équilibre, l’attention et la capacité à prendre une décision rapide sans perdre le contrôle de sa monture. Les relais ajoutent une dimension collective : chaque cavalier contribue au résultat et doit s’accorder avec ses coéquipiers.

La pratique sollicite les jambes et le tronc pour stabiliser le corps, ainsi que les bras et les mains pour manier les rênes et les accessoires. Les accélérations répétées élèvent l’effort cardiovasculaire, mais l’intensité varie selon l’allure, la durée des jeux, le niveau et les temps de récupération. À titre d’ordre de grandeur, l’équitation générale est souvent évaluée autour de 5,5 MET dans les références d’activité physique ; ce chiffre n’est pas une mesure spécifique du pony-games et ne permet pas de prédire la dépense calorique individuelle.

Le risque principal est la chute, notamment lors d’un virage serré, d’un départ précipité ou d’une tentative de ramassage mal préparée. Des chocs avec le matériel, les autres poneys ou les cavaliers sont aussi possibles. Pour réduire les risques :

  • porter un casque adapté et des chaussures avec un petit talon ;
  • vérifier le réglage des étriers et l’état du matériel avant de monter ;
  • garder une distance suffisante et respecter son couloir ;
  • augmenter la vitesse uniquement lorsque le geste est maîtrisé ;
  • s’échauffer et signaler toute douleur ou fatigue inhabituelle à l’encadrant.

Les personnes ayant une pathologie, une blessure récente ou une difficulté d’équilibre doivent demander un avis médical et en parler au club avant la séance. L’encadrant peut adapter les exercices, l’allure et le poney, sans remplacer un avis de santé.

Comment progresser en pony-games quand on débute ?

Pour progresser, il faut d’abord rendre chaque geste fiable au pas et au trot, puis ajouter de la vitesse sans dégrader la précision. Le meilleur repère n’est pas de gagner un relais isolé, mais de pouvoir répéter le parcours proprement et en sécurité.

Quelques exercices utiles avec l’encadrement :

  1. Tracer un slalom large au pas, puis réduire progressivement l’écart entre les piquets.
  2. Prendre et déposer un objet à l’arrêt, puis au pas, en gardant une rêne suffisamment contrôlée.
  3. Travailler les arrêts et les départs sur un signal clair, sans tirer brusquement sur la bouche du poney.
  4. Répéter un relais lentement, en observant le moment et la façon de transmettre l’objet.
  5. Faire le même jeu à allure régulière, puis chronométrer seulement quand le parcours est maîtrisé.

Les erreurs fréquentes sont de regarder uniquement l’objet, de se pencher trop loin, de serrer les rênes en permanence ou de partir avant que le relais soit prêt. Regarder vers la trajectoire plutôt que vers le sol aide à anticiper les piquets. Pour ramasser, il vaut mieux plier le mouvement de façon contrôlée et ne pas chercher à compenser une mauvaise trajectoire en se jetant hors de la selle.

La progression dépend aussi de la relation avec le poney : il faut apprendre à utiliser des aides légères, à préparer un virage et à revenir au calme après un effort. En équipe, convenir d’un signal simple pour les départs et les transmissions évite les hésitations. Le retour du moniteur doit porter autant sur la sécurité et la qualité du geste que sur le chronomètre.

Où se déroulent les compétitions de pony-games en France et dans le monde ?

En France, la Fédération Française d’Équitation encadre la discipline et les compétitions organisées par ses structures affiliées. Les clubs peuvent proposer des rencontres locales ou régionales, puis des championnats selon les catégories et le calendrier de la saison. Les formats, âges et conditions d’engagement sont précisés par le règlement applicable : il faut les vérifier auprès du club ou de l’organisateur avant une épreuve.

À l’international, l’International Mounted Games Association (IMGA) coordonne des compétitions de mounted games entre nations, avec notamment des rendez-vous européens et des championnats par équipes. Les formats nationaux ne sont pas nécessairement identiques : les règles de composition des équipes, les jeux retenus ou les catégories peuvent différer.

La compétition n’est pas le seul débouché. Une séance de club peut se limiter à quelques relais sans classement, ce qui permet de travailler la maîtrise du poney et l’entraide. Pour s’inscrire à une épreuve, un cavalier doit connaître le règlement de sa catégorie, disposer des documents demandés et être suffisamment régulier dans les transitions, les virages et la manipulation des objets.

Lexique et vocabulaire : Pony-games

Relais
Épreuve où plusieurs membres d’une équipe interviennent successivement. Chaque cavalier accomplit une partie du jeu avant de transmettre le tour ou l’objet au suivant.
Couloir
Zone longitudinale attribuée à une équipe pendant un jeu. Le cavalier doit y rester et suivre le parcours prévu pour ne pas gêner les autres concurrents.
Témoin
Objet transmis entre coéquipiers pour marquer le passage du relais. Selon le jeu, il peut s’agir d’un bâton, d’un anneau ou d’un autre accessoire.
Piquet
Repère vertical placé sur le terrain pour délimiter un passage, un slalom ou un point de contournement. Le parcours impose généralement de le laisser du bon côté.
Pénalité
Conséquence prévue par le règlement lorsqu’une équipe manque une étape, commet une faute ou ne récupère pas correctement un objet. Elle peut modifier le classement de l’épreuve.
Aides
Actions du cavalier, principalement avec les jambes, les mains et l’assiette, qui permettent de guider le poney, régler son allure et préparer un changement de direction.
Assiette
Façon dont le cavalier se tient et accompagne les mouvements du poney avec le bassin et le tronc. Une assiette stable aide à garder l’équilibre pendant les relais.
Détente
Période d’échauffement avant la compétition ou les jeux. Elle prépare progressivement le cavalier et le poney aux changements d’allure, aux arrêts et aux virages.
Montée et descente
Action de monter en selle ou d’en descendre. Certains jeux peuvent l’intégrer au parcours ; elle doit alors être réalisée à l’endroit et de la manière prévus par le règlement.
Mounted games
Appellation anglaise des jeux équestres en relais pratiqués à poney ou à cheval. Elle est notamment employée par les organisations et compétitions internationales.

Pony-games : questions fréquentes

Faut-il savoir galoper pour faire du pony-games ?

Pas forcément pour une première séance : le moniteur peut proposer des exercices au pas ou au trot, adaptés au niveau du cavalier. En revanche, les relais de compétition se font souvent à une allure plus soutenue. Il faut donc apprendre progressivement à diriger, tourner et s’arrêter avant d’augmenter la vitesse. Le niveau requis dépend du club, du jeu et du règlement de l’épreuve.

Peut-on pratiquer le pony-games sans avoir son propre poney ?

Oui. Dans un poney-club, les montures sont généralement fournies et choisies par l’équipe enseignante selon la taille, l’expérience et le tempérament du cavalier. Le matériel nécessaire aux jeux est aussi souvent prêté. Posséder un poney n’est donc pas une condition pour découvrir la discipline ou participer aux séances du club.

Le pony-games est-il adapté aux adultes ?

Oui, les adultes peuvent pratiquer, en loisir comme en compétition lorsque des catégories et des rencontres sont proposées. Le choix de la monture, le niveau d’allure et la difficulté des jeux doivent correspondre à l’expérience de chacun. Tous les clubs n’ont pas une équipe adulte ; il est utile de demander s’ils organisent des séances accessibles aux cavaliers de votre niveau.

Est-ce que le pony-games est dangereux pour un enfant ?

Comme toute activité équestre, le pony-games comporte un risque de chute et de blessure. Un encadrement qualifié, un casque bien ajusté, un poney adapté et des jeux progressifs réduisent les risques sans les supprimer. Le club doit expliquer les consignes de sécurité et tenir compte du niveau de l’enfant ; il faut signaler toute fatigue ou appréhension à l’enseignant.

Combien de temps dure une séance de pony-games ?

La durée dépend du club et du contenu : une séance comprend généralement la préparation du poney, l’échauffement, plusieurs exercices ou relais, puis le retour au calme et le rangement. Une rencontre avec plusieurs jeux peut durer environ 20 à 40 minutes hors échauffement, mais l’événement complet prend davantage de temps avec les rotations, les pauses et les résultats.

Quels vêtements porter pour une première séance de pony-games ?

Portez un pantalon confortable, des chaussures fermées à petit talon et un casque d’équitation homologué, correctement ajusté. Évitez les chaussures de sport à semelle épaisse, les vêtements flottants et les accessoires qui pourraient s’accrocher. Les gants sont utiles, mais le club pourra vous dire ce qu’il prête et si un gilet de protection est conseillé pour l’exercice.

Quelle différence entre pony-games et mounted games ?

Les deux expressions désignent généralement la même famille de jeux équestres en relais. Pony-games est le nom couramment employé en France, notamment dans les clubs et les compétitions fédérales ; mounted games est l’appellation anglaise utilisée à l’international. Les épreuves exactes et leurs règles peuvent cependant varier d’un organisateur ou d’un règlement à l’autre.

Données indicatives (dépense énergétique calculée pour 70 kg à partir du MET, budgets moyens constatés en France). Les règlements, tarifs et calendriers évoluent : vérifiez auprès de la fédération ou de votre club. Une erreur ? Signalez-la — voir notre méthodologie.