Sports mécaniques et motorisés

Grass track moto : comprendre les courses et se lancer

Le grass track moto est une course de vitesse où plusieurs pilotes se disputent des manches sur un circuit temporaire, généralement ovale et tracé sur herbe. Proche du speedway par son format en peloton, il s’en distingue par ses circuits et ses catégories, qui varient selon les règlements. Voici ses règles, son équipement et les étapes pour commencer en France.

CardioCoordinationConfiance en soiSensations fortesConcentration
Mis à jour le 22 octobre 2026Lecture : 7 minAussi appelé : Grass-track, Course moto sur herbe
Pilotes de grass track moto en peloton dans un virage sur un circuit temporaire tracé sur l’herbe.
Dépense / heure≈ 404 kcal
Dès12 ans
Budget annuel1 800 € – 8 000 €
PratiqueIndividuel

Qu’est-ce que le grass track moto et en quoi diffère-t-il du speedway ?

Le grass track moto est une course de vitesse en peloton sur un circuit temporaire, généralement ovale et aménagé sur une prairie. Les pilotes s’affrontent en manches courtes ; le classement dépend de leur ordre d’arrivée et, selon l’épreuve, des points accumulés avant les finales. Le tracé peut être sec, bosselé ou glissant : l’état de l’herbe et du sol change fortement la conduite.

La discipline appartient aux courses de motos sur piste, mais ne se confond pas avec ses voisines :

  • Le speedway se court sur une piste préparée, souvent en terre ou en matériau compacté, et selon des règles techniques propres.
  • Le long track reprend des courses en peloton sur des circuits plus longs, avec ses catégories et son calendrier international.
  • Le motocross se déroule sur un parcours avec virages, bosses et sauts ; le grass track est généralement un anneau sans sauts conçus comme obstacles.

Les motos sont des machines de compétition adaptées à leur catégorie. Cylindrée, moteur, transmission et équipements autorisés dépendent du règlement concerné : il ne faut donc pas présumer qu’une moto de motocross convient à une course de grass track.

D’où vient le grass track et quand est-il apparu ?

Le grass track s’est organisé au Royaume-Uni au début du XXᵉ siècle, avec un développement notable dans les années 1920. La date exacte de la première course varie selon les récits historiques ; il est plus prudent de situer la structuration de cette pratique dans cette période que d’attribuer son origine à un événement unique.

La formule des courses en peloton sur des pistes ovales a ensuite gagné d’autres pays européens. Au fil du temps, des catégories pour différents types de motos et des courses de side-cars se sont développées. La discipline est parfois rapprochée du speedway et du long track, qui partagent des principes de course, mais possèdent leurs propres traditions et règlements.

En France, le grass track reste une pratique de niche. Les courses se tiennent souvent sur des circuits temporaires, lors de réunions organisées localement. Les appellations « course sur herbe » ou « course sur prairie » sont également employées, même si les catégories et les caractéristiques du terrain peuvent différer d’une épreuve à l’autre.

Comment se déroule une course de grass track ?

Une épreuve se compose généralement de plusieurs manches, puis parfois de finales. Plusieurs pilotes prennent le départ ensemble sur une ligne et parcourent un nombre défini de tours ; le premier à franchir l’arrivée gagne la manche. Le nombre de concurrents, de tours et la méthode de classement sont fixés par le règlement de l’épreuve.

Avant le départ, les pilotes se placent sur la grille. Au signal, ils cherchent une trajectoire rapide et sûre dans les virages, où la glisse de la roue arrière peut aider à orienter la moto. Les dépassements font partie de la course, mais le contact volontaire n’est pas l’objectif : les règles de conduite et de sécurité s’appliquent à chaque manche.

Les compétitions peuvent réunir des solos de différentes cylindrées ainsi que des side-cars. Les catégories, les spécifications des motos et les formats ne sont pas identiques partout. Sur une journée, les résultats des manches servent souvent à établir un classement ou à qualifier les meilleurs pour une finale. Il faut consulter le règlement particulier de chaque compétition pour connaître les détails exacts.

Quel équipement et quel budget prévoir pour le grass track ?

Le budget varie surtout selon l’achat de la moto, son entretien, le transport et le nombre de courses disputées. Les montants ci-dessous sont des ordres de grandeur en France ; l’état de la machine et les exigences du règlement peuvent les faire varier.

Élément Rôle Fourchette de prix indicative
Moto spécialisée d’occasion Machine adaptée à la catégorie et à la piste 2 500 à 8 000 €
Casque intégral et lunettes Protection de la tête et vision contre les projections 250 à 700 €
Combinaison et protections Résistance à l’abrasion et protection du pilote 500 à 1 500 €
Bottes et gants Maintien, protection des pieds et des mains 250 à 700 €
Entretien et pièces Pneus, chaîne, réparations et consommables 500 à 2 000 € par saison, selon l’usage
Licence et engagement Accès aux entraînements ou compétitions selon la formule Montant variable selon la saison et le club
Transport et assistance Acheminement de la moto et équipement sur les épreuves Très variable selon les déplacements

Pour débuter, comptez approximativement 1 800 à 8 000 € par an, hors achat initial du véhicule ou avec une moto amortie sur plusieurs saisons. Un achat d’occasion, le partage du transport et un calendrier de course modeste réduisent les dépenses. L’équipement homologué et son bon état ne sont pas des postes à sacrifier.

Comment débuter le grass track en France ?

Le plus simple est de contacter un club affilié à la Fédération française de motocyclisme (FFM) qui organise des courses de grass track, de vitesse sur piste ou des courses sur prairie. Les circuits étant souvent temporaires, il n’existe pas partout de site d’entraînement ouvert toute l’année. Un club pourra préciser les catégories accessibles et les journées d’initiation.

Un débutant n’a pas besoin d’être un pilote confirmé, mais doit apprendre à maîtriser la moto à basse vitesse, à freiner et à respecter les consignes de piste avant de rouler en peloton. L’âge d’accès dépend de la catégorie et du règlement en vigueur ; les jeunes pilotes peuvent commencer dans des classes adaptées. En pratique, 12 ans constitue un repère indicatif, à confirmer auprès du club et de la FFM.

Pour participer officiellement, il faut généralement une licence FFM adaptée à la pratique et au niveau de compétition. Le CASM (Certificat d’Aptitude au Sport Motocycliste), ou une équivalence admise par la fédération, peut être requis. Les justificatifs de santé dépendent de l’âge, du type de licence et des règles fédérales de la saison : vérifiez les formalités en vigueur avant l’inscription.

Une première séance encadrée permet de découvrir les trajectoires, les drapeaux, les procédures de départ et les distances de sécurité. Ne vous entraînez pas sur un terrain privé sans autorisation, ni sur une piste non homologuée pour la discipline.

Quels sont les bienfaits et les risques du grass track ?

Le grass track sollicite l’équilibre, la coordination, les réflexes et la capacité à prendre des décisions rapidement. Le pilote doit rester mobile sur la moto, anticiper les autres concurrents et gérer sa trajectoire malgré les variations d’adhérence. La concentration est aussi importante que la condition physique.

L’effort peut être soutenu, même si le moteur fournit la majeure partie de la propulsion. Les bras, les jambes et le tronc participent au contrôle de la machine ; l’échauffement, la préparation physique générale et la récupération sont utiles. À titre d’ordre de grandeur seulement, l’activité peut se rapprocher d’une dépense d’environ 5,5 MET ; la valeur réelle dépend de l’intensité et du temps passé à piloter.

Le risque de blessure est élevé en raison de la vitesse, des chutes et de la présence d’autres motos. La terre ou l’herbe humide peut aussi provoquer des pertes d’adhérence imprévisibles. Casque, protections adaptées, entretien mécanique, briefing et respect des drapeaux sont indispensables. En cas de pathologie ou de reprise après une blessure, demandez conseil à un professionnel de santé avant de pratiquer.

Comment améliorer sa technique en grass track ?

La progression commence par la régularité : mieux vaut enchaîner des tours propres à vitesse modérée que chercher immédiatement à glisser davantage. Sous l’encadrement d’un moniteur, travaillez d’abord les départs, le regard, les trajectoires et la position du corps. Les consignes de pilotage varient selon la moto, le terrain et le règlement de la catégorie.

Quelques exercices utiles lors d’une séance encadrée :

  • effectuer plusieurs tours à rythme constant en gardant une trajectoire lisible ;
  • travailler les départs sans chercher à gagner chaque duel ;
  • repérer les zones de sol plus meuble ou plus glissant avant de choisir sa ligne ;
  • pratiquer les changements de direction et le contrôle de la moto sur une zone adaptée, hors trafic.

Les erreurs fréquentes consistent à fixer la roue avant, à crisper les bras, à freiner ou accélérer brusquement, ou à suivre un concurrent sans observer la piste. Une position trop rigide fatigue vite et rend les réactions moins précises. Après chaque manche, notez un seul point à améliorer et demandez un retour à l’encadrement plutôt que de modifier plusieurs gestes à la fois.

Quelles compétitions et quelles fédérations encadrent le grass track ?

En France, la Fédération française de motocyclisme (FFM) encadre les compétitions et délivre les licences correspondant aux disciplines motocyclistes. Les clubs et organisateurs locaux publient les calendriers des épreuves ; ceux-ci peuvent évoluer d’une saison à l’autre. Le faible nombre de circuits permanents rend les courses ponctuelles et réparties selon les régions.

À l’international, la Fédération Internationale de Motocyclisme (FIM) régit les disciplines de course sur piste et organise notamment le championnat du monde de long track. Des compétitions européennes de grass track sont également organisées sous l’égide de la FIM Europe. Les catégories, lieux et formats de ces rendez-vous varient selon les saisons : consultez les règlements et calendriers officiels de l’année concernée.

Le grass track n’est pas une discipline olympique. Pour un spectateur, une réunion locale est souvent le moyen le plus simple de comprendre ses différences avec le speedway : manches courtes, départs groupés et importance des trajectoires sur une surface naturelle.

Lexique et vocabulaire : Grass track moto

Manche
Course disputée par un groupe de pilotes sur un nombre déterminé de tours. Les résultats des manches servent à établir un classement ou à qualifier des concurrents pour les finales.
Grille de départ
Zone où les motos sont alignées avant le départ. Les positions et la procédure de mise en route sont définies par le règlement de la compétition.
Trajectoire
Ligne suivie par le pilote pour négocier un virage ou relier deux points du circuit. Elle doit tenir compte de l’adhérence, des concurrents et de l’état du terrain.
Glisse
Dérapage contrôlé, généralement de la roue arrière, qui aide le pilote à orienter la moto dans un virage. Elle exige une maîtrise précise de l’accélération et de la position.
Course sur prairie
Appellation courante pour une compétition de motos sur un circuit temporaire aménagé dans un champ ou une prairie. Les règles et catégories dépendent de l’épreuve.
Long track
Discipline de course en peloton sur des circuits plus longs que ceux généralement associés au speedway. Elle dispose de règlements et de compétitions internationales propres.
Side-car
Moto de compétition dotée d’un panier où prend place un passager. Le pilote et le passager coordonnent leurs mouvements pour contrôler la machine dans les virages.
CASM
Certificat d’Aptitude au Sport Motocycliste. Il valide des connaissances pratiques et théoriques liées à la pratique sportive ; son exigence dépend des conditions de licence et des équivalences reconnues.
Drapeau
Signal visuel utilisé par les commissaires pour transmettre une consigne aux pilotes, par exemple un avertissement ou l’interruption de la course. Chaque couleur a une signification réglementaire.
Pneumatique
Enveloppe montée sur la roue, dont le profil et la gomme influencent l’adhérence. Le choix doit être conforme au règlement et adapté à la surface de la piste.

Grass track moto : questions fréquentes

Peut-on faire du grass track avec une moto de motocross ?

Pas nécessairement. Une moto de motocross est conçue pour un circuit avec bosses et sauts, tandis qu’une machine de grass track doit répondre aux exigences de sa catégorie et de la piste. Cylindrée, pneus, moteur et dispositifs de sécurité peuvent être réglementés. Avant tout achat, transmettez les caractéristiques de la moto à un club ou à l’organisateur pour vérifier qu’elle est admise.

Le grass track se pratique-t-il toujours sur de l’herbe ?

Le circuit est généralement tracé sur une prairie, mais sa surface réelle dépend de la météo et de la préparation du terrain. L’herbe peut laisser place à de la terre apparente, devenir glissante après la pluie ou se dégrader au fil des manches. Le nom désigne surtout une forme de course sur circuit temporaire, et non une adhérence constante sur gazon.

Faut-il savoir piloter une moto avant de s’inscrire ?

Une expérience préalable est utile, mais un club peut parfois proposer une initiation aux personnes débutantes. Il faut toutefois apprendre les commandes, les freinages, les trajectoires et les consignes de sécurité avant de rejoindre une course en peloton. Les conditions d’accès, le niveau attendu et le matériel prêté varient selon les clubs : renseignez-vous avant de vous déplacer.

Le grass track est-il plus dangereux que le motocross ?

Il n’existe pas de comparaison simple valable pour tous les pratiquants. Le grass track comporte des risques liés à la vitesse et aux départs groupés ; le motocross ajoute notamment des sauts et des obstacles. Dans les deux disciplines, les chutes peuvent être graves. L’encadrement, l’équipement, le niveau adapté et l’état de la moto réduisent certains risques sans les supprimer.

Peut-on pratiquer le grass track en side-car ?

Oui, certaines compétitions comportent des catégories side-cars. La conduite repose alors sur la coordination entre le pilote et le passager, qui déplace son poids pour aider la machine à négocier les virages. Ces équipages utilisent du matériel spécifique et doivent respecter le règlement de leur catégorie. Il faut contacter un club pour savoir si cette pratique est proposée près de chez soi.

Quel permis faut-il pour participer à une course de grass track ?

Un permis de conduire routier ne remplace pas automatiquement les formalités de compétition. Il faut vérifier les conditions de licence FFM, le CASM ou l’équivalence admise, ainsi que les exigences liées à l’âge et à la santé. Ces règles peuvent dépendre de la catégorie et de la saison. Le club organisateur ou la FFM peut confirmer les documents nécessaires.

Comment trouver une course de grass track près de chez moi ?

Cherchez les calendriers de la FFM et contactez les clubs de votre région qui organisent des courses sur piste, sur herbe ou sur prairie. Les événements sont souvent ponctuels et les lieux peuvent changer d’une édition à l’autre. Demandez si la réunion accueille le public, quelles catégories courent et si une séance d’initiation ou un entraînement est proposé.

Données indicatives (dépense énergétique calculée pour 70 kg à partir du MET, budgets moyens constatés en France). Les règlements, tarifs et calendriers évoluent : vérifiez auprès de la fédération ou de votre club. Une erreur ? Signalez-la — voir notre méthodologie.