Qu’est-ce que le kho-kho et comment se joue-t-il ?
Le kho-kho est un sport collectif de poursuite né en Inde : une équipe chasse des adversaires qui courent sur un terrain délimité. Sa particularité est le relais entre chasseurs. Au lieu de courir tous ensemble après les coureurs, huit joueurs s’assoient en ligne au centre du terrain, en alternant leur orientation. Un neuvième joueur, le chasseur actif, tente de toucher les adversaires et peut transmettre son rôle à un coéquipier.
Le jeu oppose donc deux stratégies : les chasseurs coordonnent leurs relais pour réduire les espaces, tandis que les coureurs changent de direction et de rythme pour gagner du temps. Contrairement au kabaddi, autre sport indien de poursuite parfois comparé au kho-kho, l’action repose surtout sur la course et le relais, sans duel de lutte ni retenue physique. Il n’y a ni ballon ni équipement individuel spécialisé.
Quelles sont les origines et l’histoire du kho-kho ?
Le kho-kho moderne s’est développé en Inde, notamment dans l’État du Maharashtra. Ses origines exactes sont difficiles à dater : des jeux de poursuite anciens sont associés à la région, mais les récits qui les relient directement au sport actuel ne permettent pas d’établir une continuité certaine.
Les règles organisées se structurent à Pune au début du XXe siècle, autour du Deccan Gymkhana. La date de 1914 est souvent avancée pour cette codification, même si les récits historiques ne sont pas tous formulés de la même façon. La pratique s’est ensuite diffusée dans les écoles et les compétitions indiennes. À l’échelle internationale, l’International Kho Kho Federation (IKKF) contribue à l’organisation de la discipline. La première Coupe du monde de kho-kho s’est tenue à New Delhi en 2025, signe de son développement au-delà de l’Asie du Sud.
Quelles sont les règles essentielles d’un match de kho-kho ?
Dans le format adulte de référence, deux équipes de 12 alternent les rôles de chasseurs et de coureurs. Huit chasseurs s’assoient sur la ligne centrale, tandis qu’un neuvième commence la poursuite. Les coureurs entrent par groupes de trois ; le groupe suivant prend le relais lorsque les trois premiers sont éliminés.
Le chasseur marque un point en touchant un coureur avec la main. Il peut transmettre la poursuite à un joueur assis en le touchant dans le dos et en annonçant « kho ». Le coéquipier ainsi désigné se lève et devient chasseur actif. Les joueurs assis font face alternativement dans des directions opposées, ce qui aide l’équipe à organiser les relais. Le chasseur doit aussi respecter les limites de déplacement : pour changer de côté, il passe autour d’un poteau plutôt que de traverser librement la ligne centrale.
Les coureurs esquivent dans les limites du terrain. Ils peuvent accélérer, ralentir ou changer de direction, mais ne doivent pas sortir de l’aire de jeu. Le match adulte se joue généralement en deux manches comprenant chacune un tour de chasse pour chaque équipe. Un tour dure neuf minutes dans le format de référence, soit environ 36 minutes de jeu au total, hors interruptions. Les règlements peuvent varier selon l’âge, la compétition et les formats promotionnels.
Quel équipement faut-il prévoir et quel budget pour le kho-kho ?
Le kho-kho demande peu de matériel personnel : une tenue confortable et des chaussures adaptées au sol suffisent pour commencer. Les poteaux, les lignes et les plots sont normalement fournis par la structure d’accueil ou installés en commun. Les prix ci-dessous sont indicatifs et peuvent varier selon la marque, le lieu et l’amortissement du matériel partagé.
| Élément | Rôle | Fourchette indicative |
|---|---|---|
| Tenue de sport | Permet de courir et de changer de direction sans gêne | 15 à 40 € |
| Chaussures de sport | Améliorent l’adhérence et le maintien sur le terrain | 30 à 90 € |
| Chasuble | Distingue les équipes à l’entraînement | 5 à 15 € |
| Plots et marquage | Délimitent un terrain d’initiation | 0 à 20 € par pratiquant si partagés |
| Cotisation ou accès au gymnase | Donne accès aux séances, selon l’association | 0 à 100 € par an, très variable |
Pour une pratique loisir, un budget annuel de l’ordre de 40 à 180 € est plausible si les installations sont partagées. En France, la rareté des créneaux dédiés peut toutefois compter davantage que le prix de l’équipement.
Comment débuter le kho-kho en France ?
Aucun niveau sportif particulier n’est nécessaire pour essayer le kho-kho. Les règles et l’intensité peuvent être adaptées aux débutants ; vers 8 ans, les enfants peuvent généralement découvrir les déplacements et les relais avec des jeux simplifiés. Une séance d’initiation commence souvent par un échauffement, puis des exercices de poursuite sans contact appuyé, avant de présenter le rôle du chasseur et l’annonce du « kho ».
La discipline reste très peu implantée en France. Renseignez-vous auprès des associations de sports traditionnels, des structures multiculturelles, des établissements scolaires ou des organisateurs d’événements sportifs locaux : certaines proposent des initiations ponctuelles plutôt qu’une saison de club. Il n’existe pas de fédération française dédiée identifiée pour le kho-kho. Licence, cotisation et certificat médical dépendent donc de la structure qui accueille la séance et de son assurance ; demandez ses règles avant de vous inscrire. Un questionnaire de santé ou un certificat peut être requis selon le contexte, mais il ne faut pas supposer qu’une règle unique s’applique partout.
Pour une première séance, prévoyez des chaussures propres si l’activité se déroule en salle, une tenue qui ne gêne pas les changements de direction et de l’eau. Les exercices initiaux doivent rester courts : le but est d’apprendre à freiner et à repartir sans perdre l’équilibre.
Quels sont les bienfaits et les risques du kho-kho ?
Le kho-kho sollicite le système cardiovasculaire par des courses répétées, entrecoupées de phases d’attente et de décisions rapides. Il développe surtout la vitesse, les accélérations, l’agilité, la coordination et l’attention aux déplacements des autres. Le travail d’équipe apprend aussi à communiquer et à choisir le bon moment pour relayer un chasseur.
Il n’existe pas de valeur MET de référence spécifique largement établie pour cette discipline. Pour une séance soutenue, une estimation de l’ordre de 8 MET peut servir de repère, par analogie avec des activités de course intermittente ; la dépense réelle varie selon l’intensité, la durée et la condition physique. Ce chiffre ne permet pas de calculer précisément une dépense individuelle.
Les risques viennent surtout des accélérations, des freinages et des changements de direction : entorse, chute ou douleur liée à une reprise trop brusque sont possibles. Un échauffement progressif, un sol dégagé et des chaussures adaptées limitent certains risques. Augmentez l’intensité par étapes, hydratez-vous et interrompez l’exercice en cas de douleur inhabituelle. En cas de pathologie ou de reprise après blessure, demandez conseil à un professionnel de santé.
Comment progresser en kho-kho et éviter les erreurs de débutant ?
Pour progresser, entraînez séparément la course, le relais et la lecture du jeu, puis combinez-les dans des séquences courtes. Un parcours de plots permet de répéter les changements de direction sans adversaire ; un exercice à deux travaille le démarrage et le freinage ; enfin, un jeu en petits groupes aide les chasseurs à annoncer et enchaîner les relais au bon moment.
Quelques repères utiles :
- Pour le chasseur, regardez les trajectoires des coureurs et préparez votre changement de direction avant d’arriver au poteau.
- Pour le coureur, variez les rythmes plutôt que de sprinter sans interruption ; repérez les chasseurs assis et les espaces libres.
- Pour le relais, annoncez clairement « kho » et touchez le partenaire dans le dos, sans le déséquilibrer.
Les erreurs fréquentes sont de tourner trop tard, de se précipiter dans un relais mal placé ou de courir en fixant uniquement le joueur poursuivi. Les chasseurs gagnent à communiquer et à se répartir le terrain ; les coureurs doivent garder la tête haute et anticiper. Commencez à vitesse modérée : la qualité des appuis compte davantage que la multiplication des sprints.
Quelles compétitions et quelles fédérations encadrent le kho-kho ?
En Inde, le kho-kho est structuré par des compétitions nationales et des organisations sportives dédiées. À l’échelle internationale, l’International Kho Kho Federation (IKKF) organise le développement de la discipline et des rendez-vous internationaux. La Coupe du monde inaugurale de 2025 à New Delhi a constitué une étape importante de cette visibilité ; les calendriers et les formats futurs sont susceptibles d’évoluer.
Des compétitions et des ligues promotionnelles existent aussi en Inde, avec des règles ou des durées parfois adaptées au spectacle. Il faut donc vérifier le règlement du tournoi plutôt que d’appliquer automatiquement les formats de référence décrits ici. Le kho-kho n’est pas un sport olympique et ne dispose pas, à la date de rédaction, d’une fédération française spécifique identifiée. En France, la découverte passe surtout par des initiations, des projets scolaires ou des associations généralistes ; les possibilités régulières varient fortement selon les villes.
Lexique et vocabulaire : Kho-kho
- Chasseur actif
- Joueur de l’équipe qui poursuit les coureurs. Il peut courir après un adversaire ou transmettre son rôle à un coéquipier assis en annonçant « kho ».
- Coureur
- Joueur de l’équipe poursuivie. Il cherche à éviter d’être touché tout en restant dans les limites du terrain.
- Kho
- Annonce verbale qui accompagne le relais du chasseur actif vers un coéquipier assis. Le mot signale que ce partenaire prend immédiatement la poursuite.
- Ligne centrale
- Ligne longitudinale au milieu du terrain, le long de laquelle les chasseurs s’assoient en alternant leur orientation.
- Poteau
- Repère placé à chaque extrémité de la ligne centrale. Le chasseur actif peut le contourner pour changer de côté dans les règles du format de référence.
- Tour de chasse
- Période durant laquelle une équipe poursuit les coureurs adverses. Dans le format adulte de référence, un tour dure neuf minutes.
- Groupe de coureurs
- Petit groupe de trois joueurs qui entre sur le terrain pour défendre. Un nouveau groupe prend la place du précédent quand ses membres ont été éliminés.
- Relais
- Transmission de la poursuite entre le chasseur actif et un coéquipier assis. Sa réussite dépend du bon timing et d’une annonce claire.
- Manche
- Partie du match dans laquelle les deux équipes ont chacune l’occasion de chasser et de défendre, selon le format de compétition appliqué.
- Élimination
- Sortie d’un coureur de son tour de défense lorsqu’il est touché par un chasseur ou qu’il commet une infraction prévue par le règlement.
Kho-kho : questions fréquentes
Le kho-kho est-il proche du kabaddi ?
Les deux sports sont originaires d’Asie du Sud et peuvent être décrits comme des jeux de poursuite, mais leurs actions diffèrent. Au kho-kho, les chasseurs se relaient depuis une ligne centrale et touchent les coureurs. Le kabaddi comporte notamment des phases d’affrontement entre un attaquant et des défenseurs. Les règles, les rôles et les habiletés demandées ne sont donc pas interchangeables.
Peut-on jouer au kho-kho dans un gymnase ?
Oui. Le kho-kho peut se pratiquer en salle ou en extérieur, à condition de disposer d’un espace dégagé et de tracer les limites du terrain. Un gymnase offre un sol régulier et permet de s’entraîner toute l’année, mais il faut vérifier l’adhérence, l’absence d’obstacles et la compatibilité des chaussures avec le revêtement.
Faut-il être très rapide pour commencer le kho-kho ?
Non. La vitesse aide, mais le placement, l’anticipation et la qualité des relais comptent aussi. Un débutant peut commencer par des déplacements à allure modérée et des jeux courts, puis augmenter progressivement l’intensité. Les chasseurs peuvent compenser une vitesse limitée en communiquant bien ; les coureurs peuvent apprendre à varier leur rythme et à lire les espaces.
Combien de joueurs participent à un match de kho-kho ?
Dans le format de référence, chaque équipe compte 12 joueurs. Quand elle chasse, neuf joueurs occupent le terrain : huit assis sur la ligne centrale et un chasseur actif. Quand elle défend, trois coureurs sont poursuivis à la fois ; les groupes suivants entrent à mesure que les précédents sont éliminés.
Le kho-kho se pratique-t-il en équipes mixtes ?
Les compétitions officielles sont généralement organisées par catégories, et non en équipes mixtes. Pour une séance de loisir ou une initiation, rien n’empêche une structure de composer des équipes mixtes et d’adapter les règles, l’espace ou la durée. Ces aménagements doivent être convenus avant le jeu pour que la poursuite reste sûre et équitable.
Existe-t-il des clubs de kho-kho en France ?
La pratique est rare et il n’existe pas de réseau national de clubs facilement repérable ni de fédération française dédiée identifiée. Des initiations peuvent être proposées par des associations généralistes, des écoles ou des événements consacrés aux sports traditionnels. Les créneaux changent selon les villes : contactez les structures locales pour vérifier si une séance régulière est proposée.
Données indicatives (dépense énergétique calculée pour 70 kg à partir du MET, budgets moyens constatés en France). Les règlements, tarifs et calendriers évoluent : vérifiez auprès de la fédération ou de votre club. Une erreur ? Signalez-la — voir notre méthodologie.








