Relais athlétiques

Quelles sont les règles détaillées des relais en athlétisme ?

Au relais, le témoin doit changer de main dans une zone précisément délimitée ; la position du témoin, et non celle des coureurs, détermine si la transmission est régulière. Les contraintes diffèrent entre le 4 × 100 m couru en couloirs et le 4 × 400 m, où les athlètes peuvent se rabattre après une ligne définie. Voici les repères à connaître pour comprendre les décisions des juges.

Mis à jour le 22 octobre 2026Lecture : 8 min
Passage de témoin en relais 4 × 100 m dans une zone balisée, avec les deux athlètes courant dans leur couloir.

À retenir

  • Au 4 × 100 m, la zone de transmission mesure 30 m : 20 m avant et 10 m après la ligne de référence.
  • Au 4 × 400 m, la zone mesure 20 m et s’étend sur 10 m de chaque côté de la ligne de référence.
  • La validité du passage dépend de la position du témoin au moment où il change de main, pas de celle des coureurs.
  • Le 4 × 100 m se court intégralement en couloirs ; au 4 × 400 m, le deuxième relayeur peut se rabattre après la ligne prévue.
  • Un témoin tombé doit être récupéré par l’athlète qui l’a laissé tomber, sans raccourcir le parcours ni gêner un concurrent.

Quelle est la règle essentielle lors d’un passage de témoin ?

Un relais est régulier si le témoin est transmis de main à main dans la zone prévue et si l’équipe respecte les règles de départ, de couloir et de circulation. Pour juger la limite de la zone, les officiels regardent la position du témoin au moment de la transmission : les coureurs peuvent être en partie à l’extérieur, mais le témoin doit être échangé à l’intérieur.

Le témoin est un tube lisse, de section circulaire, que le relayeur doit porter à la main pendant toute sa course. Selon les spécifications de World Athletics, il mesure de 28 à 30 cm de long, a une circonférence de 12 à 13 cm et pèse au moins 50 g. Il ne peut être lancé au partenaire ni transporté dans une poche ou fixé à la tenue.

Une équipe est normalement composée de quatre athlètes, chacun couvrant une portion de la distance. Le premier part au signal de départ ; les suivants s’élancent depuis leur zone de transmission. Le chronomètre s’arrête lorsque le témoin, et non le buste du dernier relayeur, franchit la ligne d’arrivée.

Où se trouve la zone de transmission du relais 4 × 100 m ?

Au 4 × 100 m, chaque transmission doit avoir lieu dans une zone de 30 m, composée de 20 m avant la ligne de référence et de 10 m après. Le relayeur qui reçoit peut amorcer sa course à l’intérieur de cette zone, mais ne peut pas démarrer avant sa limite.

Comment repérer les limites de la zone ?

La zone est matérialisée par des lignes transversales sur la piste. La ligne de référence, parfois appelée ligne de scratch, se trouve à 20 m du début de la zone dans le sens de la course. Les marques au sol peuvent être difficiles à distinguer dans un stade chargé : avant la course, les athlètes vérifient celles qui correspondent à leur épreuve et à leur couloir, plutôt que de se fier à un repère utilisé lors d’une autre compétition.

La réception est valable si le témoin passe de la main du relayeur sortant à celle du relayeur entrant avant la fin des 30 m. Le point décisif est celui où le témoin change de porteur. Un receveur qui a commencé son accélération légalement peut donc se trouver encore dans la zone au moment du passage ; inversement, si le témoin n’est transmis qu’après la limite, l’équipe est disqualifiée, même si les coureurs sont très proches de la ligne.

Depuis la modification des règles entrée en vigueur en 2018, il n’existe plus de zone d’élan séparée de 10 m avant la zone de transmission du 4 × 100 m. La zone est bien une seule portion de 30 m. Ce point explique certaines erreurs d’interprétation lorsqu’on utilise d’anciens schémas ou des habitudes d’entraînement antérieures à ce changement.

Que se passe-t-il si le témoin est tendu avant ou après la zone ?

La transmission doit être accomplie dans la zone : le fait que le relayeur sortant y entre avec le témoin en main ne suffit pas si le passage se termine au-delà. Un bras tendu vers le partenaire peut franchir une limite ; il faut donc raisonner à partir de la position réelle du témoin, et non de celle des pieds ou du torse.

Quelles différences de zone entre le 4 × 100 m et le 4 × 400 m ?

La zone de transmission mesure 30 m au 4 × 100 m et 20 m au 4 × 400 m. Dans ce dernier format, elle est répartie à parts égales autour de la ligne de référence : 10 m avant et 10 m après.

Point de règlement 4 × 100 m 4 × 400 m 4 × 400 m mixte
Longueur de la zone 30 m 20 m 20 m
Position par rapport à la ligne de référence 20 m avant, 10 m après 10 m de chaque côté 10 m de chaque côté
Couloirs Chaque relayeur conserve son couloir Départ en couloirs, rabattement autorisé après la ligne prévue Même principe que le 4 × 400 m
Composition de l’équipe Quatre athlètes Quatre athlètes Deux femmes et deux hommes dans le format de référence

Le 4 × 400 m mixte reprend les règles de course et de transmission du 4 × 400 m : sa zone ne devient pas plus longue parce que l’épreuve est mixte. Les règlements de l’épreuve précisent la composition attendue et peuvent fixer des modalités supplémentaires. Dans le format de référence, l’équipe réunit deux femmes et deux hommes ; l’ordre des relayeurs relève des règles de la compétition, et ne doit pas être supposé identique dans toutes les épreuves.

D’autres relais, comme le 4 × 200 m ou les épreuves combinées de relais, ont leurs propres indications de zone et de couloir. Pour une épreuve particulière, il faut donc consulter le règlement applicable plutôt que transposer automatiquement la règle du 4 × 100 m.

Comment fonctionnent les départs et les couloirs ?

Au 4 × 100 m, les quatre relayeurs courent dans leur couloir attribué, du départ jusqu’à l’arrivée. Au 4 × 400 m, le départ est également donné en couloirs, mais le deuxième relayeur ne peut se rabattre vers l’intérieur qu’après la ligne de rabattement matérialisée sur la piste.

Qui prend le départ au pistolet ?

Seul le premier relayeur prend le départ de la course, depuis les starting-blocks pour ces distances. Il tient le témoin en main et réagit aux commandements et au signal comme dans une autre course de sprint. Un faux départ imputable à son équipe entraîne la disqualification selon la règle générale des faux départs ; les autres relayeurs ne partent pas au pistolet, mais attendent leur passage dans la zone.

Le receveur doit choisir une position qui lui permet de partir sans dépasser la limite de sa zone. Il peut commencer à courir à l’intérieur de celle-ci. Un départ prématuré hors de la zone n’est pas régularisé par le fait que le témoin est finalement transmis plus loin dans la zone.

Quand les coureurs peuvent-ils quitter leur couloir au 4 × 400 m ?

Le premier relayeur effectue son tour en couloir. Le deuxième reçoit lui aussi le témoin dans son couloir et doit le conserver jusqu’à la ligne de rabattement située après le premier virage ; il peut ensuite rejoindre la partie intérieure de la piste si le passage est libre. Se rabattre avant cette ligne constitue une infraction, notamment si cela procure un avantage ou gêne un concurrent.

Au 4 × 100 m, aucun rabattement n’est permis : chaque athlète reste dans le couloir attribué. Au 4 × 400 m, les relayeurs des troisième et quatrième portions doivent se placer selon l’ordre de course de leur équipe au point de référence fixé par le règlement, généralement le repère des 200 m avant le passage. Un officiel peut organiser leur placement ; une fois l’ordre établi, les athlètes doivent le conserver et ne pas se déplacer pour gagner une position.

Que faire si le témoin tombe pendant le relais ?

Une chute de témoin n’entraîne pas automatiquement la disqualification. En règle générale, c’est l’athlète qui l’a laissé tomber qui doit le ramasser, puis reprendre sa course sans raccourcir la distance ni gêner les autres concurrents.

Si le témoin roule vers l’avant ou sur le côté, le relayeur doit, après l’avoir récupéré, revenir au moins à l’endroit où il l’avait encore en main avant de poursuivre. Il ne peut pas profiter de la chute pour couper une portion du parcours. Au 4 × 100 m, sortir de son couloir pour ramasser le témoin risque aussi de constituer une infraction ; la récupération doit s’effectuer sans avantage et sans obstruction, dans le respect des règles de course.

Un témoin tombé près d’un autre coureur ne donne pas le droit à un coéquipier ou à un adversaire de le récupérer à la place de l’athlète qui l’a échappé. La règle pratique est simple : le porteur le ramasse lui-même, vérifie qu’il ne bloque personne, puis repart. Une chute qui ne gêne personne peut donc être suivie d’une course régulière, même si elle coûte beaucoup de temps.

Après avoir transmis le témoin, le relayeur doit continuer à se déplacer de façon à ne pas gêner les autres équipes. Au 4 × 100 m, il reste dans son couloir jusqu’à ce que la piste soit dégagée ; au 4 × 400 m, il évite de couper la trajectoire des concurrents qui arrivent.

Quelles fautes peuvent entraîner la disqualification ?

Les fautes les plus fréquentes sont un passage hors zone, un faux départ, une infraction de couloir ou une gêne causée à un concurrent. Les officiels évaluent les faits selon la règle concernée ; une erreur technique apparente n’entraîne donc pas nécessairement une disqualification si les conditions prévues par le règlement ne sont pas réunies.

Infraction Exemple concret Conséquence possible
Passage hors zone Le témoin change de main après la limite de la zone Disqualification de l’équipe
Faux départ Le premier relayeur part avant le signal Disqualification selon la règle du départ
Infraction de couloir Un relayeur du 4 × 100 m coupe par un autre couloir Disqualification si les critères de l’infraction sont établis
Rabattement prématuré Le deuxième relayeur du 4 × 400 m quitte son couloir avant la ligne prévue Disqualification possible, notamment en cas d’avantage ou de gêne
Obstruction Un relayeur ralentit ou dévie un adversaire après son passage Disqualification possible
Témoin abandonné ou porté irrégulièrement Le témoin n’est pas récupéré par le coureur qui l’a laissé tomber, ou n’est pas porté à la main Disqualification possible

Une sortie de couloir ne conduit pas mécaniquement à une sanction dans tous les cas. Le règlement prévoit des nuances, par exemple si un athlète est poussé par un autre ou si sa sortie ne procure aucun avantage et ne gêne personne. En revanche, couper vers l’intérieur pour gagner du terrain, marcher sur la ligne d’un concurrent ou entraver sa progression peut faire disqualifier l’équipe.

La responsabilité est collective pour le résultat du relais : une faute commise par l’un des membres peut faire perdre le classement à toute l’équipe. Les juges peuvent s’appuyer sur leur observation et, selon la compétition, sur les moyens vidéo disponibles. Une protestation éventuelle suit ensuite la procédure prévue par le règlement de l’épreuve.

Comment vérifier que le passage sera réglementaire ?

Pour contrôler une transmission, repérez d’abord les limites officielles de la zone, puis observez le témoin au moment exact où il change de main. Cette vérification évite de confondre la position du receveur, celle du donneur et celle du témoin.

Avant le départ, une équipe peut suivre ces contrôles simples, sans modifier sa technique de course :

  • identifier les lignes correspondant à l’épreuve et au couloir attribué ;
  • confirmer la limite de départ du receveur et la limite de fin de zone ;
  • rappeler le couloir à respecter au 4 × 100 m, ou la ligne de rabattement au 4 × 400 m ;
  • vérifier que le témoin est conforme et qu’il reste porté à la main ;
  • convenir d’une procédure claire si le témoin tombe : le porteur le récupère et ne gêne personne.

Une erreur fréquente consiste à se fier à un repère au sol utilisé à l’entraînement, alors que la piste a été marquée pour plusieurs formats. Une autre est de juger la validité d’après l’endroit où les deux coureurs se croisent : seule la position du témoin au moment du passage permet de trancher. En cas de doute sur une compétition locale, le juge-arbitre et le règlement particulier de l’épreuve font foi.

Questions fréquentes

Quelle est la longueur exacte de la zone de transmission au 4 × 100 m ?

La zone de transmission du 4 × 100 m mesure 30 m. Elle comprend 20 m avant la ligne de référence et 10 m après, dans le sens de la course. Le relayeur qui reçoit peut commencer à courir à l’intérieur de cette zone, mais le témoin doit changer de main avant sa limite de fin.

Au relais 4 × 100 m, faut-il que les deux coureurs soient dans la zone ?

Pour que le passage soit régulier, le témoin doit être transmis dans la zone de 30 m. La position des corps ne détermine pas la validité : c’est celle du témoin au moment où il change de main qui compte. Le receveur doit toutefois commencer sa course à l’intérieur de la zone et respecter son couloir.

Quelle est la zone de passage du témoin au 4 × 400 m ?

Au 4 × 400 m, la zone mesure 20 m, répartis de part et d’autre de la ligne de référence : 10 m avant et 10 m après. La transmission doit être achevée dans ces limites. La règle vaut également pour le 4 × 400 m mixte, sauf disposition particulière du règlement de l’épreuve.

Une équipe est-elle disqualifiée si le témoin tombe au sol ?

Pas automatiquement. En principe, l’athlète qui a laissé tomber le témoin doit le ramasser et poursuivre sans raccourcir la distance ni gêner un concurrent. Si le témoin a roulé vers l’avant ou sur le côté, il doit revenir au moins au point où il l’avait encore en main avant de continuer.

Au 4 × 400 m, quand le deuxième relayeur peut-il quitter son couloir ?

Le deuxième relayeur reçoit le témoin dans son couloir et doit y courir jusqu’à la ligne de rabattement située après le premier virage. Il peut ensuite rejoindre la partie intérieure de la piste, à condition de ne pas gêner un autre concurrent. Se rabattre avant cette ligne peut constituer une infraction.

Cette page fait partie de notre dossier complet sur Relais athlétiques. Informations indicatives : règlements et tarifs évoluent, vérifiez auprès de la fédération ou de votre club. Une erreur ? Signalez-la.