Patinage artistique

Quels sont les noms des sauts et figures en patinage artistique ?

Axel, Lutz, flip, boucle : les noms des sauts désignent surtout des appels différents, reconnaissables à la carre et à l’usage de la pointe. Les pirouettes et les séquences de pas ont, elles aussi, un vocabulaire précis. Voici des repères simples pour identifier ces éléments en regardant un programme, sans confondre les disciplines.

Mis à jour le 22 octobre 2026Lecture : 9 min
Patineur artistique en préparation d’un saut arrière, carre de la lame et pointe du patin visibles près de la glace.

À retenir

  • Les six sauts de base sont l’Axel, le Salchow, la boucle, le flip, le Lutz et le toe loop.
  • L’Axel part vers l’avant et comporte une demi-rotation de plus que les autres sauts du même niveau de rotation.
  • Le flip et le Lutz sont tous deux piqués, mais leur carre d’appel est respectivement intérieure et extérieure.
  • Les pirouettes se distinguent principalement par la posture : debout, assise ou arabesque.
  • Un twizzle avance sur la glace, alors qu’une pirouette tourne autour d’un point presque fixe.
  • Sauts lancés, twist, portés et spirale de la mort sont des éléments caractéristiques du patinage en couple.

Que signifie le vocabulaire des figures en patinage artistique ?

En patinage artistique, une « figure » désigne souvent, dans le langage courant, n’importe quel élément technique ; les spécialistes parlent plus précisément de saut, de pirouette, de séquence de pas ou d’élément de couple ou de danse. Le premier repère pour comprendre un saut est son appel : la carre de départ et, parfois, l’utilisation de la pointe dentée du patin.

Une carre est le bord de la lame qui glisse sur la glace. Une carre intérieure incline le patin vers l’intérieur de la courbe ; une carre extérieure, vers l’extérieur. La pointe dentée, située à l’avant de la lame, peut aider à prendre appel, mais elle ne remplace pas la poussée de la carre. À la réception, le patineur se pose généralement sur un pied, en glissant vers l’arrière sur une carre extérieure.

Le sens de rotation le plus fréquent est antihoraire : les exemples ci-dessous décrivent donc principalement les appels depuis le pied gauche. Un patineur qui tourne dans l’autre sens réalise les gestes en miroir. Pour identifier un saut, observez son appel, et non seulement sa silhouette en l’air : plusieurs sauts peuvent sembler presque identiques une fois le patineur décollé.

Quels sont les six sauts de base du patinage artistique ?

Les six sauts reconnus sont l’Axel, le Salchow, la boucle, le flip, le Lutz et le toe loop. Ils se distinguent par leur carre d’appel, avec ou sans aide de la pointe.

Saut Appel habituel pour une rotation antihoraire Repère facile à observer
Axel Carre extérieure avant gauche, sans pointe Le saut part vers l’avant ; la réception se fait vers l’arrière.
Salchow Carre intérieure arrière gauche, sans pointe La jambe libre accompagne l’appel en se balançant.
Boucle (Rittberger) Carre extérieure arrière droite, sans pointe Le même pied sert à l’appel et à la réception.
Flip Carre intérieure arrière gauche, pointe droite La pointe du pied libre aide à quitter la glace.
Lutz Carre extérieure arrière gauche, pointe droite L’appel se fait sur une carre extérieure qui doit être conservée.
Toe loop (boucle piquée) Carre extérieure arrière droite, pointe gauche La pointe aide l’appel ; l’appel et la réception sont sur le même pied.

Pour le Salchow, le patineur arrive sur une carre intérieure arrière, puis balance la jambe libre et pousse pour décoller sans piquer la glace. La rotation se poursuit en l’air avant une réception sur l’autre pied. Le geste de balancier est un indice utile, mais c’est bien la carre au moment de l’appel qui définit le saut.

La boucle, aussi appelée Rittberger, part d’une carre extérieure arrière. Le patineur ne s’aide pas de la pointe : il fléchit, ferme sa position et quitte la glace depuis le pied qui recevra aussi la réception. Le toe loop, ou boucle piquée, commence lui aussi sur une carre extérieure arrière, mais le pied libre pique la glace pour aider l’impulsion. Cette différence explique pourquoi les deux noms ne sont pas interchangeables.

Le flip et le Lutz utilisent tous deux la pointe du pied libre. Leur distinction tient à la carre d’appel : intérieure pour le flip, extérieure pour le Lutz. Dans le Lutz, le patineur conserve une longue entrée en arrière sur cette carre extérieure avant de piquer. Une carre qui bascule vers l’intérieur juste avant l’appel peut rendre le geste difficile à distinguer à l’œil nu.

L’Axel est le seul des six à partir d’une carre avant. Pour un patineur tournant dans le sens antihoraire, l’appel se fait sur la carre extérieure avant gauche ; la réception est vers l’arrière, sur le pied droit. Cette entrée vers l’avant ajoute une demi-rotation : un Axel simple comporte donc une rotation et demie en l’air, un double Axel deux rotations et demie.

Comment reconnaître un saut en regardant son appel ?

Pour reconnaître un saut, suivez les trois derniers temps avant le décollage : la direction de déplacement, la carre du pied porteur et l’éventuelle pointe plantée dans la glace. Cette méthode est plus fiable que de compter les mouvements de jambes pendant le vol.

Commencez par vous demander si le patineur part vers l’avant ou vers l’arrière. Un départ sur une carre avant désigne l’Axel. Pour les départs arrière, cherchez ensuite une pointe : son absence oriente vers le Salchow ou la boucle ; sa présence, vers le flip, le Lutz ou le toe loop. Il faut alors distinguer l’orientation de la carre et le pied d’appel.

Une erreur fréquente consiste à appeler « Lutz » tout saut piqué qui paraît ample. Or le Lutz et le flip sont tous deux piqués : leur différence se joue sur la carre avant le planté de pointe. Autre confusion courante : la boucle et le toe loop partent tous deux d’une carre extérieure arrière, mais seule la boucle piquée utilise la pointe pour l’appel.

Pour vous entraîner à les repérer depuis une vidéo, choisissez quatre extraits courts et regardez chacun trois fois : d’abord le sens du déplacement, puis le pied porteur, enfin la pointe et la carre. Notez vos observations dans cet ordre, sur trois séries d’environ deux minutes, avec une courte pause entre chaque série. Si l’angle de caméra masque la lame ou le moment de l’appel, inscrivez « incertain » plutôt que de deviner.

Sur les retransmissions, les indications techniques peuvent signaler une erreur de carre ou une rotation insuffisante. Ces notations complètent l’observation, mais leur interprétation dépend du protocole de jugement utilisé. Le nom du saut, lui, reste lié à son appel : une réception spectaculaire ne change pas la catégorie de l’élément.

Quels sont les noms des pirouettes et comment les distinguer ?

Une pirouette est une rotation sur la glace autour d’un axe, tenue sur une carre ou sur la pointe de la lame selon la position. On la reconnaît d’abord à la posture du corps et à la hauteur du centre de gravité.

Les trois positions de base les plus faciles à identifier sont :

  • Pirouette debout : le patineur tourne avec le buste relevé et la jambe d’appui relativement tendue ; il peut rapprocher les bras ou la jambe libre pour accélérer.
  • Pirouette assise : le genou de la jambe d’appui est fortement fléchi et le bassin est abaissé ; la jambe libre est généralement tendue devant ou sur le côté.
  • Pirouette arabesque, souvent appelée camel : le buste est incliné vers l’avant et la jambe libre est étendue en arrière, à peu près à l’horizontale.

Une pirouette combinée enchaîne plusieurs positions, parfois en changeant de pied. Une pirouette sautée commence par une entrée aérienne : le patineur saute pour entrer dans la rotation, puis se stabilise sur la glace. Ces termes décrivent la forme générale ; les variantes de jambes, de bras et de changement de pied enrichissent l’élément, mais ne modifient pas forcément son nom de base.

Pour distinguer une pirouette d’un twizzle, regardez si le patineur progresse sur la glace. Dans une pirouette, les rotations se font autour d’un point presque fixe. Un twizzle est une rotation continue sur un pied qui avance le long d’une trajectoire. Une rotation isolée en déplacement n’est donc pas automatiquement une pirouette.

Que désignent les pas, les retournements et les séquences de pas ?

Une séquence de pas rassemble des pas et des retournements patinés sur une trajectoire ; elle met en valeur le contrôle des carres, le rythme et les changements de direction, plutôt que des sauts. Les noms décrivent souvent le pied utilisé, la carre ou la manière de tourner.

Le trois est un retournement sur un même pied qui change la direction de déplacement et laisse une trace courbe évoquant le chiffre 3. Le mohawk passe d’un pied à l’autre sur des carres de même famille ; le choctaw passe aussi d’un pied à l’autre, mais change de famille de carre. Ces transitions permettent de changer de pied sans interrompre le tracé.

Le bracket, le rocker et le counter sont des retournements plus complexes, effectués sur un seul pied. Ils combinent changement de direction et courbe de sortie ; le dessin de la trace et la relation entre les carres aident à les différencier. Pour un spectateur débutant, l’essentiel est de reconnaître qu’il s’agit de transitions techniques, et non de petits sauts.

Un twizzle comporte plusieurs rotations continues sur un pied tout en avançant. Il est particulièrement visible en danse sur glace, où les partenaires peuvent exécuter leurs twizzles côte à côte ou en décalé. Une séquence chorégraphique, pour sa part, privilégie une progression et des mouvements adaptés à la musique : elle n’est pas nécessairement composée d’une série de retournements difficiles.

Quels éléments sont propres au patinage en couple ?

Le patinage en couple associe des éléments réalisés à l’unisson et des gestes où un partenaire aide l’autre à prendre de la hauteur ou à tourner. Les noms les plus distinctifs sont le saut lancé, le porté, le twist et la spirale de la mort.

Dans un saut lancé, un partenaire donne une impulsion à l’autre au décollage ; le patineur lancé effectue ensuite le saut et sa réception. Le nom du saut — par exemple un Lutz lancé — décrit toujours la famille d’appel. Il faut le distinguer du saut côte à côte, où les deux partenaires réalisent séparément un saut comparable, avec un objectif de synchronisation.

Lors d’un twist, un partenaire lance l’autre en l’air ; celui-ci effectue des rotations avant d’être rattrapé. Un porté repose sur un soutien et une élévation du partenaire, avec des positions et des déplacements codifiés en compétition. La nature du porté ne se déduit pas du seul fait qu’un patineur soit soulevé : l’élément est aussi défini par la manière de l’entrer et de le réaliser.

Dans la spirale de la mort, un partenaire pivote en tenant une main de l’autre, qui décrit un cercle très bas autour de lui, proche de la glace. Le partenaire abaissé glisse sur un pied, tandis que le partenaire qui tient la prise assure le pivot. Les versions portent des noms liés à la carre utilisée : c’est un bon exemple d’élément dont l’intitulé révèle un détail technique.

Quels termes spécifiques faut-il connaître en danse sur glace ?

La danse sur glace met l’accent sur les pas, les carres, les retournements, les twizzles et la relation entre partenaires. Elle ne reprend pas les programmes de sauts individuels du simple ou du patinage en couple.

Une danse rythmique suit un thème et des consignes de rythme définis pour la saison de compétition. Certaines parties s’appuient sur des pas et des tracés déterminés ; le spectateur peut alors observer la précision des appuis et la proximité des partenaires. La danse libre laisse davantage de place à une composition personnelle, tout en restant centrée sur la qualité du patinage et les éléments propres à la discipline.

Les partenaires utilisent différentes prises, c’est-à-dire des façons de se tenir, et peuvent patiner l’un près de l’autre ou séparément avant de se retrouver. Les twizzles synchronisés constituent un repère visuel fréquent. Les portés de danse sont eux aussi spécifiques : leurs positions et leur durée sont encadrées par les règles de la discipline, qui évoluent selon les catégories et les saisons. Il vaut donc mieux reconnaître la famille de l’élément que lui attribuer une durée réglementaire hors contexte.

Pour suivre un programme, retenez cette grille simple : les sauts se lisent à l’appel, les pirouettes à la posture et au point de rotation, les pas à la trace et aux changements de pied, et les éléments de couple ou de danse à la relation entre les partenaires. Elle suffit à donner un nom aux gestes les plus visibles, même lorsque le détail technique exige un ralenti.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre un flip et un Lutz en patinage artistique ?

Le flip et le Lutz utilisent tous deux la pointe du pied libre pour aider l’appel. La différence se trouve dans la carre du pied porteur juste avant le décollage : elle est intérieure pour le flip et extérieure pour le Lutz. Pour les distinguer, observez l’entrée du saut plutôt que sa forme en l’air.

Pourquoi un Axel simple compte-t-il une rotation et demie ?

L’Axel commence sur une carre avant et se termine sur une réception arrière. Ce départ vers l’avant ajoute une demi-rotation au saut : l’Axel simple comporte donc une rotation et demie, tandis que le double Axel en comporte deux et demie. Le chiffre décrit les rotations effectuées en l’air.

Comment reconnaître un toe loop et une boucle sans ralenti ?

Les deux sauts partent d’une carre extérieure arrière, mais leur appel diffère. Pour le toe loop, le patineur pique la glace avec la pointe du pied libre ; pour la boucle, il décolle sans cette aide, depuis le pied qui servira aussi à la réception. Si la pointe est cachée par la caméra, le doute est normal.

Quelle différence y a-t-il entre une pirouette et un twizzle ?

Une pirouette tourne presque sur place, autour d’un point de la glace. Un twizzle est une rotation continue sur un pied pendant que le patineur avance. Pour les différencier, suivez la trajectoire plutôt que le nombre de tours : le déplacement le long de la glace est le repère le plus simple.

Quels éléments sont réservés au patinage en couple ?

Les sauts lancés, les portés, le twist et la spirale de la mort sont caractéristiques du patinage en couple. Certains éléments, comme des pirouettes ou des sauts côte à côte, existent aussi sous des formes réalisées par les deux partenaires. La différence tient alors à la coordination et à l’aide apportée par le partenaire.

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