Sports de raquette

Squash : comprendre le jeu, s’équiper et débuter en club

Le squash est un sport de raquette en salle où deux joueurs se relaient pour frapper une balle contre le mur frontal, dans un espace partagé. Rapide et exigeant, il développe le cardio, la coordination et la lecture du jeu. Voici ses règles, le matériel utile, les repères pour débuter et les précautions à connaître.

CardioCoordinationPerte de poidsConcentrationConvivialité
Mis à jour le 22 octobre 2026Lecture : 9 minAussi appelé : Squash en salle
Deux joueurs de squash en salle échangent sur un court, l’un en fente basse avec raquette et lunettes de protection.
Dépense / heure≈ 537 kcal
Dès8 ans
Budget annuel180 € – 650 €
PratiqueIndividuel et collectif

Qu’est-ce que le squash et comment se distingue-t-il des autres sports de raquette ?

Le squash est un sport de raquette en salle dans lequel deux adversaires frappent à tour de rôle une balle contre le mur frontal. Ils partagent le même court : après chaque frappe, chacun doit se déplacer pour atteindre la balle sans gêner ni mettre l’autre en danger. Le but est de rendre le retour difficile, ou impossible, avant que la balle ne rebondisse deux fois au sol.

Un court de simple mesure 9,75 m de long sur 6,40 m de large. Les murs latéraux et le mur arrière font partie du jeu, mais certaines lignes délimitent les zones où la balle est considérée hors jeu. En bas du mur frontal, une bande appelée « tin » marque la limite inférieure de la surface jouable.

À la différence du tennis, le squash ne se joue pas au-dessus d’un filet et les joueurs n’occupent pas chacun leur moitié de terrain. À la différence du badminton, la balle rebondit sur les murs et peut être frappée après un rebond au sol, ou à la volée. Cette géométrie rend le placement et l’anticipation aussi importants que la puissance. Il existe aussi une pratique en double, à quatre joueurs, selon des règles et des dimensions de court adaptées.

Où et quand le squash est-il apparu ?

Le squash moderne est né en Angleterre au XIXe siècle, dans le milieu scolaire de Harrow, près de Londres. Dans les années 1830, des élèves auraient commencé à jouer avec une balle qui s’écrasait contre un mur, en s’inspirant du jeu de rackets. Cette balle, moins rebondissante, obligeait à construire des échanges différents.

Des courts spécifiquement conçus pour le squash sont construits à Harrow en 1864. Le jeu se diffuse ensuite dans les écoles, les clubs et les pays liés à l’Empire britannique. Les règles et les dimensions de court se stabilisent progressivement au cours de la fin du XIXe et du XXe siècle, avec des variantes qui ont longtemps coexisté selon les régions.

La fédération internationale, aujourd’hui appelée World Squash Federation (WSF), est fondée en 1967 sous le nom d’International Squash Rackets Federation. Le squash s’est développé en compétition sur tous les continents, mais il n’a pas encore figuré au programme des Jeux olympiques. Son intégration est prévue pour les Jeux de Los Angeles 2028, avec des épreuves de simple.

Comment se déroule un match de squash et quelles sont les règles ?

Un match oppose généralement deux joueurs et se dispute au meilleur des cinq jeux : le premier qui en gagne trois remporte la rencontre. Chaque jeu se joue en 11 points, avec deux points d’écart nécessaires à partir de 10-10. Le système de comptage attribue un point au vainqueur de chaque échange, quel que soit le joueur qui a servi.

Au service, le serveur garde au moins un pied dans le carré de service. Il frappe la balle contre le mur frontal, au-dessus de la ligne de service et sous la ligne de sortie. La balle doit ensuite atteindre le quart arrière opposé du court, directement ou après avoir touché un mur latéral. Le joueur qui reçoit peut laisser rebondir la balle une fois au sol ou la jouer à la volée.

Pendant l’échange, chaque frappe doit atteindre le mur frontal avant que la balle ne touche le sol. Elle peut passer par un mur latéral ou arrière. Une balle qui touche le tin ou sort des limites est faute. Si elle rebondit deux fois au sol avant d’être reprise, l’échange est perdu. Les joueurs peuvent se placer où ils le souhaitent, mais doivent laisser à l’adversaire un accès raisonnable à la balle et la possibilité de la jouer sans risque.

Situation Ce qu’il faut retenir
Service Un pied dans le carré ; balle frappée au-dessus de la ligne de service et sous la ligne de sortie.
Échange La balle atteint le mur frontal avant le sol et ne rebondit pas deux fois au sol.
Point Un point est marqué à chaque échange ; un jeu se joue à 11, avec deux points d’écart.
Sécurité Si l’accès à la balle est bloqué ou qu’un coup présente un risque, le joueur interrompt le jeu et demande une décision.

La sécurité fait partie des règles, pas seulement de l’étiquette. Si un joueur gêne l’accès à la balle ou empêche un geste sans danger, l’arbitre peut accorder un « let » (échange rejoué) ou un « stroke » (point accordé à l’adversaire), selon la situation. Un débutant doit apprendre à s’arrêter et à demander un let plutôt que de frapper à proximité du visage ou de la raquette de l’autre.

Quel équipement faut-il pour jouer au squash et quel budget prévoir ?

Pour commencer, il faut surtout une raquette adaptée, des chaussures de salle qui ne marquent pas le sol et une balle correspondant à son niveau. Les lunettes de protection sont vivement recommandées ; elles sont exigées par certains règlements, notamment pour les jeunes en compétition. De nombreux centres prêtent raquettes et balles pour une séance d’essai.

Équipement ou accès Rôle Prix indicatif en France
Raquette de squash Frapper et contrôler la balle ; un modèle d’entrée de gamme suffit pour débuter. 30 à 120 €
Lunettes de protection Réduire le risque de blessure aux yeux. 10 à 40 €
Chaussures de salle Assurer l’adhérence et préserver le revêtement du court. 50 à 120 €
Balle de squash Varier le rebond selon le niveau et la température. 3 à 7 € l’unité
Tenue de sport Faciliter les déplacements et évacuer la transpiration. 20 à 80 €
Cotisation ou accès annuel Accéder aux courts du club ; les conditions varient selon la formule. Environ 120 à 450 €

Les tarifs sont indicatifs et varient selon la ville, le club et le matériel choisi. Une location ponctuelle de court peut coûter de l’ordre de 8 à 20 € l’heure, souvent à partager entre les joueurs. Pour un pratiquant loisir, un budget annuel d’environ 180 à 650 € est plausible avec une cotisation et du matériel amorti, hors coaching régulier et déplacements en compétition. Vérifiez si la cotisation comprend la réservation des courts ou si chaque séance est facturée séparément.

Comment débuter le squash en France, à quel âge et avec quelles formalités ?

Il est possible de découvrir le squash vers 8 ans, à condition que le club propose des séances adaptées à la taille, à la coordination et à l’attention de l’enfant. Il n’est pas nécessaire d’avoir pratiqué un autre sport de raquette. Les adultes débutants peuvent également commencer sans prérequis : quelques séances encadrées permettent d’apprendre les trajectoires, les déplacements et les règles de sécurité avant de jouer à pleine intensité.

On trouve des clubs affiliés à la Fédération française de squash (FFSquash) ainsi que des centres privés, principalement dans les villes et les agglomérations dotées de complexes sportifs. Un cours d’essai ou une séance d’initiation permet de vérifier l’accès aux courts, le prêt de matériel et les formules proposées. La licence fédérale est utile pour participer aux compétitions officielles et bénéficier du cadre fédéral ; elle n’est pas nécessairement exigée pour réserver un court en loisir dans un centre privé.

Les formalités de santé dépendent de l’âge, de la licence, de la compétition et des règles applicables au moment de l’inscription. Pour un mineur, le club peut demander le questionnaire de santé prévu pour les activités sportives et une attestation parentale ; une réponse positive à une question peut nécessiter un avis médical. Pour un adulte, le certificat médical n’est pas automatiquement exigé pour toute pratique, mais des exigences particulières peuvent s’appliquer. Demandez au club ou à la FFSquash les pièces requises avant de vous inscrire, surtout en cas de compétition ou de problème de santé.

Pour les premières séances, choisissez une balle plus vive, souvent bleue ou rouge selon la marque, plutôt qu’une balle à double point jaune, plus lente et destinée aux joueurs capables de la garder chaude. Commencez par des échanges courts, à allure modérée, et apprenez à annoncer clairement une gêne ou un arrêt de jeu.

Quels sont les bienfaits du squash et quels risques faut-il connaître ?

Le squash sollicite fortement le système cardiovasculaire : les accélérations, les freinages et les reprises d’appuis alternent avec de courtes phases de récupération. Il entraîne aussi la coordination œil-main, la réactivité et la capacité à lire la trajectoire de la balle. Les changements de direction mobilisent les jambes et le tronc, sans que le squash soit pour autant un entraînement complet de la force.

La dépense énergétique dépend du poids, du rythme, des pauses et du niveau. Les références d’activité physique situent le squash de loisir autour de 7,3 MET ; l’intensité réelle peut être plus élevée lors d’un match soutenu. Ce chiffre est une estimation, pas une mesure individuelle. Des parties courtes, avec des pauses suffisantes, conviennent mieux pour débuter qu’un match long joué à fond.

Les risques les plus courants concernent les chevilles et les genoux, sollicités lors des fentes et des changements de direction, ainsi que les muscles en cas d’effort brusque. La proximité des joueurs expose aussi à des chocs avec une raquette ou une balle, en particulier aux yeux. Pour limiter ces risques :

  • échauffez-vous progressivement, avec quelques déplacements et frappes légères ;
  • portez des chaussures adaptées et des lunettes de protection ;
  • laissez l’adversaire jouer et arrêtez l’échange si le geste devient dangereux ;
  • augmentez la durée et l’intensité des séances graduellement.

En cas de pathologie, de reprise après une longue interruption ou de douleur persistante, demandez conseil à un professionnel de santé avant d’intensifier la pratique. Le squash peut être adapté à certains publics en loisir, avec un encadrement et des aménagements ; l’accessibilité des courts et les possibilités varient selon les installations.

Comment progresser au squash quand on débute ?

Pour progresser, cherchez d’abord à renvoyer la balle de façon régulière plutôt qu’à frapper fort. La longueur — envoyer la balle vers le fond du court — et le retour vers le centre après chaque frappe sont deux priorités. Depuis le centre, appelé « T », on réduit la distance à parcourir vers les différents coins.

Un exercice simple consiste à échanger en coups droits parallèles : chacun vise une trajectoire près du mur latéral, en contrôlant la hauteur et la longueur. Vous pouvez ensuite travailler les revers, puis alterner coup droit et revers. Faites des séries de quelques minutes avec une pause, sans chercher la vitesse maximale. Un autre exercice, souvent appelé « ghosting », consiste à se déplacer vers les quatre coins sans balle, à revenir au T après chaque déplacement et à garder le buste équilibré.

Les erreurs fréquentes sont de courir après la balle sans anticiper le rebond, de rester près du mur après la frappe, de tenter systématiquement un coup gagnant et de jouer une balle dangereuse lorsque l’adversaire se trouve dans la trajectoire. Pensez à observer la position de l’autre, à vous replacer et à annoncer une gêne au lieu de forcer le passage.

À mesure que les échanges deviennent plus réguliers, ajoutez des variations : amorti près du mur frontal, balle croisée ou frappe tendue vers le fond. Une séance avec un entraîneur aide à corriger la prise de raquette, les appuis et le choix des coups. Filmer quelques échanges peut également révéler un retour tardif au centre ou un déplacement trop droit vers la balle.

Quelles compétitions et quelles fédérations encadrent le squash ?

En France, la Fédération française de squash (FFSquash) organise et encadre la pratique fédérale, les compétitions nationales et les parcours de formation. Les clubs affiliés proposent des rencontres par équipes, des tournois et des compétitions selon les catégories d’âge et les niveaux. Les modalités d’inscription et de licence sont à vérifier auprès du club ou de la fédération, car elles peuvent évoluer.

À l’échelle internationale, la World Squash Federation (WSF) est l’instance mondiale du sport amateur et des règles. Elle organise notamment les championnats du monde individuels et par équipes. La Professional Squash Association (PSA) gère le circuit professionnel, sur lequel les joueuses et joueurs disputent des tournois internationaux. L’European Squash Federation coordonne les compétitions européennes.

Les grands rendez-vous comprennent les championnats du monde, les championnats continentaux, les championnats nationaux et les étapes du circuit PSA. Le squash fera son entrée au programme olympique à Los Angeles en 2028. Cette visibilité olympique ne change pas les règles de base pour les pratiquants loisirs, mais elle renforce la place des compétitions de haut niveau dans le calendrier international.

Pour choisir une compétition, un joueur novice peut commencer par un tournoi de club ou une rencontre par équipes de niveau adapté. Le format, le système de classement, les frais d’inscription et les règles d’équipement sont précisés par l’organisateur ; les lunettes sont à prévoir systématiquement pour jouer en sécurité.

Lexique et vocabulaire : Squash

T
Zone centrale du court où se rejoignent les lignes de service. Après une frappe, le joueur cherche généralement à revenir près du T pour réduire la distance vers les prochains coups.
Tin
Bande située au bas du mur frontal. Si la balle la touche, elle est hors jeu ; le tin marque ainsi la limite inférieure de la surface de frappe valide.
Let
Décision qui annule et fait rejouer l’échange lorsque la gêne ou une situation particulière empêche un jeu sûr et équitable, sans accorder le point à l’un des joueurs.
Stroke
Décision arbitrale qui attribue le point à un joueur, généralement parce que l’adversaire l’a gêné ou a empêché un coup gagnant dans une situation définie par les règles.
Boast
Coup joué d’abord contre un mur latéral, afin que la balle atteigne ensuite le mur frontal. Il peut déplacer l’adversaire vers l’avant ou modifier le rythme de l’échange.
Amorti
Frappe douce qui fait tomber la balle près du mur frontal, avec peu de rebond. Elle oblige l’adversaire à avancer rapidement et demande un bon contrôle de la raquette.
Ligne de service
Repère tracé sur le mur frontal. Au service, la balle doit le dépasser tout en restant sous la ligne de sortie pour que le service soit valide.
Balle à double point jaune
Balle lente qui demande une bonne qualité de frappe et des échanges soutenus pour rester chaude et rebondir. Elle est généralement réservée aux joueurs confirmés.
Coup droit
Frappe effectuée du côté de la main qui tient la raquette. En squash, le coup droit parallèle le long du mur latéral est souvent travaillé pour contrôler la longueur.
Ghosting
Exercice de déplacements sans balle, où le joueur simule des frappes vers différents coins puis revient au centre. Il développe les appuis, le replacement et l’endurance spécifique.

Squash : questions fréquentes

Quelle balle de squash choisir quand on débute ?

Choisissez une balle plus vive que la balle à double point jaune utilisée par les joueurs confirmés. Les balles bleues ou rouges sont souvent proposées aux débutants, mais les couleurs et le rebond peuvent varier selon les marques. Une balle qui rebondit davantage facilite les échanges et évite de passer une séance entière à essayer de la réchauffer.

Combien de calories brûle-t-on en jouant au squash ?

La dépense varie selon le gabarit, la durée réelle de jeu et l’intensité des échanges. Le squash de loisir est souvent estimé autour de 7,3 MET, mais cette valeur ne permet pas de calculer précisément les calories d’une personne. Les pauses et le temps passé à récupérer comptent aussi : un match intense n’a pas la même dépense qu’une séance d’initiation.

Peut-on jouer au squash seul pour s’entraîner ?

Oui. Un entraînement seul contre le mur permet de travailler les coups droits, les revers, le contrôle de la longueur et la régularité. Commencez par des frappes simples et prévoyez des pauses, car le déplacement reste exigeant. Un exercice sans balle, avec des trajets entre le T et les coins du court, aide aussi à améliorer les appuis.

Les lunettes sont-elles obligatoires au squash ?

Les règles exactes dépendent du contexte et du règlement de la compétition. Les lunettes de protection sont vivement recommandées à tous les joueurs et peuvent être obligatoires pour certaines catégories, notamment chez les jeunes en compétition. Comme une balle ou une raquette peut atteindre le visage à courte distance, mieux vaut en porter même lors d’une partie de loisir.

Le squash est-il adapté après 50 ans ?

Il peut convenir à un adulte plus âgé si l’intensité est adaptée à sa condition physique et si les déplacements sont maîtrisés. Commencez par des échanges courts, échauffez-vous et évitez de vous jeter au sol pour atteindre une balle. En cas de maladie, de douleur ou de reprise après une période inactive, demandez un avis médical avant d’augmenter l’effort.

Faut-il une licence pour jouer au squash en loisir ?

Pas nécessairement. De nombreux centres permettent de réserver un court et de jouer sans licence fédérale. La licence est généralement utile, voire requise, pour participer aux compétitions organisées sous l’égide de la Fédération française de squash. Les conditions de réservation, d’assurance et d’adhésion varient d’un club ou d’un centre à l’autre.

Le squash est-il un sport olympique ?

Le squash est programmé pour faire son entrée aux Jeux olympiques de Los Angeles 2028. Il n’était pas au programme des éditions précédentes. Cette reconnaissance concerne les épreuves olympiques et ne modifie pas les règles habituelles des matchs disputés dans les clubs ou sur le circuit professionnel.

Données indicatives (dépense énergétique calculée pour 70 kg à partir du MET, budgets moyens constatés en France). Les règlements, tarifs et calendriers évoluent : vérifiez auprès de la fédération ou de votre club. Une erreur ? Signalez-la — voir notre méthodologie.

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