Concours complet d’équitation (CCE)

Quel équipement choisir pour débuter le concours complet ?

Pour le cross, le casque et le gilet de protection ne se choisissent pas au hasard : leur norme, leur taille et leur bon maintien comptent autant que le confort. Le reste du matériel dépend du cavalier, du cheval et de ce que le club prête. Voici comment faire le tri, régler chaque élément et contrôler votre équipement avant le concours.

Mis à jour le 22 octobre 2026Lecture : 9 min
Une cavalière vérifie l’ajustement de son casque et de son gilet près d’un cheval équipé avant le cross.

À retenir

  • Le casque doit être équestre, conforme à une norme admise par le règlement en vigueur et correctement attaché.
  • Pour le cross, choisissez le niveau de gilet exigé, généralement EN 13158 niveau 3 ou BETA niveau 3 si cette équivalence est admise.
  • Un airbag ne doit pas être considéré comme un remplacement du gilet de protection requis.
  • Les bottes doivent maintenir le pied dans l’étrier sans gêner la mobilité ; essayez-les en selle avant le concours.
  • La selle, le filet et les protections du cheval sont souvent fournis par le club, mais leur disponibilité et leur ajustement doivent être confirmés.
  • Contrôlez les normes, les coutures, les fermetures et l’ajustement plusieurs jours avant l’épreuve.

Quel équipement est obligatoire pour le cross en concours complet ?

Pour prendre le départ du cross, le cavalier doit porter un casque équestre conforme aux normes admises par le règlement applicable et un gilet de protection répondant au niveau exigé. En France, la référence à rechercher pour le gilet est généralement la norme EN 13158, niveau 3, ou une protection BETA niveau 3 lorsque cette équivalence est admise par le règlement de l’épreuve. Vérifiez toujours le règlement FFE et le programme de votre concours : les textes et les normes reconnues peuvent évoluer.

Le casque doit être correctement attaché pendant le parcours. Un gilet gonflable (airbag) ne doit pas être considéré comme un remplacement du gilet de protection requis : sauf indication réglementaire explicite, choisissez un protecteur de niveau 3 et voyez l’airbag comme un équipement additionnel. Les bottes, les gants et les protections du cheval répondent à d’autres critères ; leur caractère obligatoire ou leur admissibilité peut dépendre de l’épreuve et du règlement.

Le CCE comporte plusieurs tests, dont les exigences vestimentaires peuvent différer. Un équipement accepté sur le cross n’est donc pas automatiquement adapté au dressage ou au saut d’obstacles. Cette page se concentre sur le choix pratique du matériel, pas sur le détail complet des règles de chaque test.

Quel casque de cross choisir et comment vérifier sa taille ?

Choisissez un casque conçu pour l’équitation, portant un marquage de conformité et une référence à une norme équestre admise. La référence européenne à repérer est EN 1384 ; contrôlez dans le règlement en vigueur la liste et l’édition des normes acceptées. Un marquage commercial ou le seul sigle CE ne suffit pas à confirmer que le modèle est autorisé pour votre épreuve.

Comment savoir si le casque est à la bonne taille ?

Essayez-le avec la coiffure que vous porterez en concours, sans bonnet épais qui fausserait l’ajustement. Le casque doit être posé à plat, couvrir le front et l’arrière de la tête, sans basculer quand vous bougez la tête. Il doit maintenir sans point douloureux ni pression forte aux tempes. Réglez la jugulaire et les attaches latérales selon les instructions du fabricant ; une sangle trop lâche ne maintient pas le casque en cas de chute.

Faites un test simple : tête droite, poussez doucement le casque vers l’avant puis vers l’arrière. Il ne doit pas glisser de façon importante ni tourner librement. Si vous devez serrer la jugulaire à l’extrême pour le stabiliser, essayez une autre taille ou une autre forme. Un casque trop grand « pour grandir dedans » est un mauvais choix.

Quand faut-il remplacer un casque ?

Remplacez-le après un choc important, même si la coque ne présente aucune fissure visible : la structure interne peut être endommagée. Respectez aussi la durée d’utilisation et les consignes d’entretien du fabricant, car il n’existe pas de durée universelle valable pour tous les modèles. Rangez-le à l’abri de la chaleur, des chocs et des produits chimiques ; le laisser dans une voiture très chaude peut dégrader ses matériaux.

Comment choisir un gilet de protection pour le cross ?

Pour le cross, partez du niveau de protection demandé par le règlement — généralement niveau 3 selon EN 13158 ou BETA lorsque cette équivalence est prévue — puis choisissez une coupe qui reste en place en selle. Le gilet doit protéger le tronc sans gêner l’équilibre, la respiration ou le mouvement des bras. Une référence de norme ne garantit pas, à elle seule, que la taille et la forme vous conviennent.

Comment essayer un gilet en position de monte ?

Mesurez-vous selon le guide de la marque, souvent à partir du tour de poitrine, du tour de taille et de la longueur du torse. Si possible, faites l’essayage en portant votre tenue habituelle et asseyez-vous en selle avec l’aide d’un enseignant. Le gilet ne doit pas remonter contre le casque, appuyer sur les hanches ou buter contre le troussequin. Il doit rester fermé et ajusté sans comprimer le thorax.

Un gilet trop long peut gêner le bassin en position assise ; trop court, il ne couvre pas suffisamment le tronc. Ne coupez pas les panneaux et ne modifiez pas les attaches : cela peut compromettre la protection. Pour un enfant ou un adolescent, vérifiez la taille régulièrement, notamment après une poussée de croissance. Une couche de vêtements épaisse portée uniquement en hiver peut également changer l’ajustement : essayez le gilet avec une tenue représentative des conditions de pratique.

L’airbag peut-il remplacer le gilet de cross ?

Ne partez pas du principe qu’un airbag seul satisfait l’exigence du cross. Le protecteur demandé par le règlement doit rester porté ; l’airbag peut éventuellement s’ajouter, selon le modèle et les règles de l’épreuve. Vérifiez les consignes du fabricant sur les vêtements compatibles, le positionnement du cordon et le remplacement de la cartouche après déclenchement. Faites-vous montrer le geste d’attache avant de monter, afin d’éviter un oubli ou une fixation inadaptée.

Quelles bottes et quelle tenue porter sur le cross ?

Choisissez des bottes d’équitation ou des boots avec mini-chaps si cette combinaison est autorisée par le règlement de votre épreuve. Le pied doit rester correctement placé dans l’étrier ; une chaussure sans talon adapté ou une semelle qui accroche excessivement peut augmenter le risque de coincement. Essayez les bottes en position de monte, avec vos chaussettes et votre pantalon de concours.

La botte doit tenir le mollet sans couper la circulation, plisser fortement derrière le genou ou remonter au point de gêner la flexion. Une paire neuve portée pour la première fois le jour du concours risque de provoquer des douleurs ou de limiter le mouvement : faites-la à votre pied en plusieurs séances. Pour les boots et mini-chaps, vérifiez que les deux éléments restent bien en place au pas et au trot.

Les gants améliorent la prise des rênes, notamment sous la pluie, mais leur caractère obligatoire dépend du règlement. Ils doivent permettre de fermer la main sans tirer sur les coutures ni rendre les doigts engourdis. Choisissez une tenue qui ne flotte pas et ne peut pas s’accrocher au matériel. Si vous ajoutez une couche contre le froid, vérifiez qu’elle ne modifie ni le maintien du gilet ni celui du casque.

Quel matériel faut-il prévoir pour le cheval sur le cross ?

Le cheval doit avoir un harnachement adapté à sa morphologie, correctement ajusté et vérifié par une personne compétente. La selle, la sangle et le filet sont d’abord choisis pour le cheval et le cavalier ; un matériel simplement « à la bonne taille » sur l’étiquette peut encore frotter, tourner ou comprimer. Le club ou l’enseignant doit confirmer que le matériel utilisé est autorisé pour l’épreuve.

Les guêtres, protège-boulets et cloches protègent les membres des chocs ou des contacts avec les obstacles, mais le modèle doit convenir au cheval et être bien posé. Il n’existe pas un jeu universel de protections à acheter pour tous les parcours : les équipements admissibles et certaines caractéristiques peuvent être encadrés par le règlement. Évitez de tester une paire neuve pour la première fois en concours ; vérifiez qu’elle ne tourne pas, ne blesse pas et ne retient pas de débris.

Les crampons ne sont pas automatiquement nécessaires. Leur utilité dépend du terrain, des fers, de l’état du sol et de l’expérience du cheval ; demandez l’avis de l’enseignant et du maréchal-ferrant. Des crampons inadaptés ou mal posés peuvent compromettre l’appui. Si le cheval en porte, contrôlez leur état et leur fixation avant le départ, et ne changez pas de configuration sans l’encadrement habituel.

Quel équipement personnel le club fournit-il souvent ?

Les casques et les gilets sont des équipements personnels à privilégier dès que vous pratiquez régulièrement : vous connaissez leur historique, leur ajustement et leur état. Certains clubs prêtent toutefois du matériel aux débutants ou pour une séance d’essai. Demandez explicitement si la pièce est disponible, conforme aux exigences de l’épreuve et adaptée à votre taille ; ne supposez pas qu’un prêt sera possible le jour du concours.

Équipement Souvent personnel ou fourni par le club ? À vérifier avant le concours
Casque et gilet de protection À privilégier en équipement personnel ; prêt parfois possible Norme admise, taille, état, réglage et fermeture
Bottes ou boots et mini-chaps Généralement personnels Maintien du pied, talon, confort et admissibilité
Gants et tenue Généralement personnels Taille, liberté de mouvement et consignes de l’épreuve
Selle, filet, sangle et tapis Souvent fournis avec le cheval du club Ajustement au cheval, état des coutures et boucles
Guêtres, cloches et autres protections Variables selon le club et le cheval Modèle autorisé, taille, état et pose symétrique

Un club peut fournir la selle, le filet et les protections du cheval, mais les habitudes varient. Avant de réserver ou de vous inscrire, demandez une liste écrite : ce que vous devez apporter, ce qui est prêté et ce qui doit être essayé à l’avance. Le matériel fourni par le club n’est pas nécessairement réglé à votre convenance ; faites contrôler chaque ajustement par l’enseignant.

Comment entretenir et contrôler le matériel avant un concours ?

Contrôlez le matériel plusieurs jours avant l’épreuve, puis faites une vérification courte le jour même. Cette organisation laisse le temps de remplacer une pièce défectueuse sans modifier au dernier moment un équipement auquel vous êtes habitué.

Quelle routine de contrôle suivre ?

La veille, consacrez environ dix minutes à ce contrôle, sans vous presser :

  1. Casque, 2 minutes : regardez la coque et les attaches, vérifiez la jugulaire et essayez-le pour confirmer qu’il n’a pas bougé de taille ou de réglage.
  2. Gilet, 2 minutes : examinez les coutures, les panneaux, les fermetures et l’étiquette ; fermez-le complètement et vérifiez que rien n’a été modifié.
  3. Bottes et gants, 2 minutes : contrôlez les fermetures, les semelles et les coutures ; assurez-vous que vous pouvez mobiliser les chevilles et les doigts.
  4. Harnachement, 4 minutes : inspectez les coutures de la selle et du filet, les boucles, la sangle et les protections du cheval. Écartez tout élément fendu, déformé ou dont la fermeture ne tient plus.

Si une pièce est nouvelle, faites un essai encadré sur le plat avant le concours. Après une courte mise en route, vous pouvez effectuer 3 minutes au pas, puis deux séries d’une minute au trot, séparées par une minute au pas. En équilibre puis assis selon les consignes de l’enseignant, vérifiez que le gilet ne remonte pas, que les bottes ne gênent pas et que le harnachement ne tourne pas. Ce test ne remplace ni l’avis du professionnel ni les vérifications réglementaires.

Comment nettoyer et ranger chaque pièce ?

Suivez les étiquettes des fabricants. Nettoyez les bottes et les protections du cheval après usage, puis laissez-les sécher à l’air libre, loin d’une source de chaleur directe. Le gilet se lave uniquement selon les instructions de son fabricant : un lavage inadapté ou une modification peut abîmer ses matériaux. Rangez le casque dans sa housse, sans objet lourd posé dessus. Après une chute ou un choc, demandez conseil au fabricant pour savoir si l’équipement doit être remplacé ; pour le casque, un impact important justifie généralement son remplacement même sans dégât visible.

Le jour du concours, faites un dernier contrôle avec votre enseignant : casque fermé, gilet bien ajusté, bottes et gants prêts, puis harnachement et protections du cheval. Respectez les consignes de la reconnaissance et du contrôle officiel. En cas de doute sur une norme, une protection ou une modification de matériel, demandez confirmation à l’organisateur avant de seller.

Quel budget prévoir pour s’équiper pour le cross ?

À titre indicatif, comptez souvent environ 70 à 250 € pour un casque, 120 à 350 € pour un gilet de niveau 3 et 60 à 250 € pour des bottes ou un ensemble de boots et mini-chaps. Les prix varient selon la marque, la coupe et les matériaux ; une pièce plus coûteuse n’est pas automatiquement mieux ajustée. Un jeu de protections pour le cheval peut représenter de quelques dizaines à plus d’une centaine d’euros, mais il est souvent prêté par le club.

Pour débuter en club, demandez d’abord ce qui est fourni et consacrez votre budget aux éléments qui doivent vous aller précisément, en particulier le casque et le gilet. N’achetez pas d’équipement d’occasion sans pouvoir vérifier son historique, son état et la conformité de sa norme. Pour tout achat, faites confirmer le choix par l’enseignant et comparez la référence figurant sur l’étiquette avec le règlement de la saison.

Questions fréquentes

Quel gilet est obligatoire pour le cross en concours complet d’équitation ?

Le cross exige un gilet de protection répondant au niveau prévu par le règlement de l’épreuve. En pratique, la référence à rechercher est généralement EN 13158 niveau 3, ou BETA niveau 3 lorsque cette équivalence est admise. Vérifiez le règlement FFE de la saison et le programme du concours avant l’achat, car la liste des normes reconnues peut évoluer.

Un gilet airbag suffit-il pour faire un cross en CCE ?

Ne considérez pas un airbag seul comme un remplacement du gilet de protection demandé sur le cross. Choisissez d’abord le protecteur conforme au niveau exigé, puis vérifiez si un airbag peut être porté en complément dans les conditions prévues par le règlement et le fabricant. Le cordon, la cartouche et la compatibilité avec les vêtements doivent aussi être contrôlés.

Le club peut-il prêter un casque et un gilet pour un concours complet ?

Certains clubs prêtent des casques ou des gilets, notamment pour une découverte, mais ce n’est pas garanti. Demandez avant l’inscription si le prêt est possible et si chaque pièce est conforme au règlement, en bon état et à votre taille. Un équipement personnel reste préférable si vous pratiquez régulièrement, car vous en connaissez l’ajustement et l’historique.

Faut-il obligatoirement mettre des guêtres ou des crampons sur le cheval au cross ?

Il n’existe pas un jeu de protections ou de crampons à utiliser systématiquement pour tous les chevaux et tous les terrains. Les protections doivent convenir au cheval et respecter les règles de l’épreuve ; les crampons dépendent notamment du sol, des fers et de l’avis de l’encadrement. Ne changez pas de matériel le jour du concours sans l’avoir essayé et fait vérifier.

Comment savoir si mon gilet de cross est à la bonne taille ?

Suivez le guide de taille de la marque, puis essayez le gilet avec votre tenue habituelle et, si possible, assis en selle. Il doit rester fermé et ajusté sans comprimer la respiration, remonter vers le casque ou buter contre le troussequin. Une coupe qui gêne le mouvement ou laisse le protecteur bouger n’est pas adaptée, même si l’étiquette indique votre taille habituelle.

Cette page fait partie de notre dossier complet sur Concours complet d’équitation (CCE). Informations indicatives : règlements et tarifs évoluent, vérifiez auprès de la fédération ou de votre club. Une erreur ? Signalez-la.