Skateboard street

Comment apprendre les figures de base en skateboard street ?

Pour apprendre le ollie, le pop shove-it et le kickflip, mieux vaut construire les gestes un par un que chercher à sauter haut dès les premiers essais. Cette progression détaille les placements, les exercices utiles et les erreurs fréquentes, puis donne des critères concrets pour savoir quand quitter le sol plat et tenter un petit obstacle.

Mis à jour le 22 octobre 2026Lecture : 8 min
Débutant en skateboard street qui travaille un ollie bas sur un sol plat, avec casque et protections dans un skatepark dégagé.

À retenir

  • Le ollie s’apprend en coordonnant l’impulsion du tail, le saut du corps et le glissement du pied avant.
  • Le pop shove-it fait tourner la planche à plat d’un demi-tour, sans exiger que le corps pivote avec elle.
  • Le kickflip demande un ollie contrôlé et un effleurement précis du bord avant extérieur de la planche.
  • Des séries de 5 à 8 essais avec des pauses aident à conserver une posture stable et à corriger un seul détail à la fois.
  • Aucun règlement ne définit de délai, de hauteur de figure ou de nombre d’essais avant de passer à un obstacle.
  • Commencez par une ligne au sol, puis un repère bas et stable, avec casque et zone de pratique dégagée.

Quels prérequis maîtriser avant d’apprendre des figures en skateboard street ?

Avant de travailler une figure, il faut pouvoir rouler, tourner et s’arrêter sans que ces gestes mobilisent toute votre attention. Sur une surface plane, vérifiez que vous savez prendre de l’élan, garder une trajectoire droite, faire un virage des deux côtés et poser le pied au sol pour ralentir. Un pied qui traîne régulièrement ou un regard fixé sur la planche indique qu’il vaut mieux consolider ces bases.

Il n’existe pas de placement des pieds, de hauteur de saut ou de nombre d’essais réglementaire pour apprendre une figure. Les indications ci-dessous sont des repères de travail, à ajuster selon votre pointure, votre équilibre et votre aisance. La progression n’a pas non plus de durée garantie : certaines personnes comprennent vite le geste, mais ont besoin de beaucoup plus de pratique pour le reproduire en roulant.

Faut-il apprendre les figures à l’arrêt ou en roulant ?

Commencez par décomposer le mouvement à l’arrêt, sur un sol plat et dégagé, afin de comprendre où vont les pieds. Mais ne restez pas indéfiniment immobile : une fois le geste reconnaissable, tentez-le à très faible vitesse. Le skateboard roule rarement sous le corps de la même façon à l’arrêt ; apprendre progressivement en mouvement aide donc à conserver l’équilibre et à atterrir dans le sens de la marche.

Comment préparer une séance de figures ?

Consacrez cinq à dix minutes à rouler tranquillement, tourner et faire quelques arrêts avant les essais. Choisissez une zone sèche, propre et sans passage piéton ni circulation. Regardez aussi l’état du sol et retirez les petits cailloux de votre trajectoire : un débris sous une roue peut suffire à arrêter la planche brusquement.

Portez un casque bien ajusté et, pour les premières séances, des protections de poignets, de genoux et de coudes. Ce sont des précautions, pas une garantie contre les blessures. Évitez les marches et les rampes tant que le geste n’est pas contrôlé sur le plat.

Comment apprendre le ollie étape par étape ?

Le ollie consiste à faire décoller la planche sans la prendre dans les mains : le pied arrière donne l’impulsion au tail, tandis que le pied avant accompagne puis égalise la planche en l’air. Cherchez d’abord un petit saut propre, avec une réception stable, plutôt qu’une hauteur impressionnante.

Où placer les pieds pour un ollie ?

Posez le pied arrière sur le tail, avec l’avant-pied proche de son extrémité, sans laisser le talon pendre excessivement. Placez le pied avant vers le milieu de la planche, en travers du deck, approximativement entre les repères des vis avant et le centre. Ces positions varient selon les skateurs : l’objectif est de pouvoir plier les genoux, pousser le tail et faire glisser le pied avant sans perdre l’équilibre.

Comment décomposer le saut ?

  1. Fléchissez légèrement les genoux et gardez les épaules au-dessus de la planche, plutôt que tournées vers l’avant.
  2. Sautez en poussant le tail vers le sol avec le pied arrière. Le bruit du tail qui touche le sol ne suffit pas : le corps doit aussi s’élever.
  3. Pendant le saut, faites glisser le pied avant vers le nose. Ce frottement accompagne la planche et aide à la mettre à niveau ; il ne s’agit pas de pousser le deck vers le bas.
  4. Ramenez les genoux, laissez la planche monter sous les pieds, puis gardez les deux pieds au-dessus du deck.
  5. Atterrissez avec les pieds proches des vis, genoux souples et regard dirigé vers l’espace devant vous.

Commencez par quelques essais à l’arrêt, puis répétez le geste en roulant lentement quand vous arrivez à garder la planche sous vous. Une réception qui fait rebondir ou fuir le skateboard signale souvent que le corps n’est pas resté centré.

Quelles erreurs empêchent de réussir le ollie ?

Si le tail touche le sol mais que la planche reste basse, vous poussez peut-être le tail sans sauter. Si le nose monte et retombe sans que l’arrière suive, travaillez le glissement du pied avant et gardez les épaules moins en arrière. Enfin, si la planche part de côté, vérifiez que vos épaules ne pivotent pas au moment de l’impulsion : le ollie de base demande de rester face à la trajectoire.

Comment apprendre le pop shove-it sans faire tourner tout le corps ?

Le pop shove-it fait tourner la planche d’un demi-tour à plat sous les pieds, tandis que le skateur essaie de rester orienté dans le sens de la marche. Apprenez d’abord la rotation sans chercher une grande hauteur : la régularité du mouvement et la réception comptent davantage.

Placez le pied arrière sur le tail, avec une partie de l’avant-pied près du bord, et le pied avant autour du milieu du deck. Fléchissez, puis donnez au tail une impulsion accompagnée d’un mouvement latéral du pied arrière, comme un petit balayage. Le pied avant guide la planche sans la bloquer. Sautez verticalement, laissez le skateboard effectuer sa rotation, repérez le grip et reposez les pieds au-dessus des vis.

Comment s’entraîner si la planche s’échappe ?

À l’arrêt, vous pouvez commencer par répéter le mouvement de rotation sans sauter, en restant prêt à poser un pied au sol. Quand la planche tourne à plat près de vous, ajoutez un petit saut. Gardez les épaules dans l’axe et évitez de donner un coup trop fort : une impulsion excessive fait souvent partir le deck loin du corps ou le fait basculer sur le côté.

Le pop shove-it est la version avec impulsion du tail. Si cette impulsion déséquilibre la planche, simplifiez temporairement le mouvement et cherchez une rotation à plat, sans exiger de décollage haut. Ne tentez pas de rattraper une planche qui file vers une zone fréquentée.

Comment passer du ollie aux premières figures de rotation ?

Quand le ollie devient contrôlable, vous pouvez commencer les rotations : le pop shove-it fait pivoter la planche sous un corps qui reste orienté, tandis qu’un ollie 180 fait tourner le corps et la planche ensemble. Le kickflip ajoute une rotation longitudinale du deck et demande un geste plus précis du pied avant.

Comment réussir un ollie 180 ?

Choisissez un sens de rotation et préparez les épaules légèrement en avance, sans vous tordre au point de perdre votre équilibre. Au moment du ollie, les épaules et les hanches entraînent la planche autour d’un demi-tour. Gardez les pieds au-dessus du deck et préparez-vous à rouler dans la position opposée à votre position habituelle, dite « switch ».

Commencez avec un pivot très modéré, puis augmentez progressivement la rotation. Si le haut du corps tourne mais que la planche reste dans l’axe, l’impulsion est probablement trop peu accompagnée par les hanches et les jambes. Si la planche part sous vous, réduisez l’amplitude et veillez à rester au-dessus du deck.

Comment apprendre le kickflip après le ollie ?

Il est utile de savoir faire un ollie bas et stable, d’abord à l’arrêt puis en roulant lentement. Pour le kickflip, le pied arrière donne l’impulsion comme dans un ollie. Le pied avant glisse vers le nose, puis effleure le bord avant extérieur de la planche afin de déclencher sa rotation sur la longueur.

Sautez en laissant de l’espace sous vos pieds pour que le deck tourne. Regardez la planche, attendez de voir le grip réapparaître, puis ramenez les pieds au-dessus du skateboard et amortissez la réception. Au début, travaillez surtout le geste du pied avant et le contrôle de la trajectoire. Ne cherchez pas à frapper fort : un coup brutal fait souvent partir la planche loin devant ou derrière.

Une erreur fréquente consiste à ramener les jambes sous soi avant que la rotation soit finie. Une autre est de tourner le corps avec le kickflip : pour le kickflip de base, la planche tourne sous un corps qui reste globalement face à sa trajectoire. Si vous ne contrôlez pas encore l’atterrissage d’un ollie en roulant, revenez à cette étape plutôt que de multiplier les essais de kickflip.

Quels exercices aident à apprendre ces figures sans brûler les étapes ?

Des blocs courts et ciblés permettent de répéter un geste sans laisser la fatigue dégrader la posture. Les nombres ci-dessous sont des repères de séance, pas une méthode officielle ni une obligation : arrêtez-vous si la fatigue modifie votre équilibre ou si la douleur apparaît.

Exercice Volume indicatif Ce qu’il faut observer
Ollie à l’arrêt, en décomposant impulsion et glissement 2 séries de 6 à 8 essais, avec 60 à 90 secondes de pause La planche reste sous le corps et les épaules ne pivotent pas.
Ollie à faible vitesse sur sol plat 2 séries de 5 à 8 essais Réception sur le deck, genoux souples, trajectoire conservée.
Rotation de shove-it à l’arrêt, puis avec petit saut 2 séries de 6 essais par étape La planche tourne à plat et ne part pas hors de portée.
Kickflip : répétition lente du geste de pied, puis essais complets 2 séries de 5 à 8 essais Le pied avant déclenche la rotation sans désaxer le corps.

Prévoyez environ une à deux minutes de récupération entre les séries si vous en avez besoin. Après un bloc, prenez le temps d’identifier un seul point à corriger : par exemple, « épaules dans l’axe » ou « réception au-dessus des vis ». Changer plusieurs détails à la fois rend plus difficile de comprendre ce qui améliore réellement le mouvement.

Quand peut-on passer du sol plat à un petit obstacle ?

Passez à un obstacle quand vous savez réaliser la figure en roulant lentement, atterrir sur la planche et continuer votre trajectoire sans poser immédiatement le pied au sol. Aucun règlement ne fixe un nombre d’essais réussi, une hauteur obligatoire ou un délai universel : adoptez plutôt un critère personnel, clair et répétable.

Quels critères vérifier avant de tenter un obstacle ?

Pour un ollie, vous pouvez vous donner comme repère de le réussir proprement au moins huit fois sur dix pendant deux séries, et de retrouver le même contrôle lors d’une autre séance. Ce seuil est un outil de progression, pas une norme officielle. Vérifiez aussi que vous pouvez freiner et vous écarter de la zone sans gêner les autres pratiquants.

Commencez par franchir une ligne tracée à la craie, puis, si tout reste maîtrisé, un repère très bas et stable de quelques centimètres. La hauteur de 3 à 5 cm peut servir de repère prudent pour un premier objet bas, mais ce n’est ni une dimension réglementaire ni un objectif obligatoire. Choisissez un élément visible, qui ne roule pas et qui ne présente pas d’arête dangereuse. Ne posez pas un objet dur en travers d’un passage partagé.

N’ajoutez pas simultanément de la hauteur, de la vitesse et une nouvelle figure. Si vous devez forcer le saut ou que vous ne pouvez pas répéter la réception, revenez au plat. Pour un kickflip ou un shove-it, attendez de maîtriser la rotation et l’atterrissage à faible vitesse avant de tenter le moindre obstacle.

Quelles protections et précautions prendre pour apprendre les figures ?

Le casque est fortement recommandé, tout comme les protections de poignets, coudes et genoux pendant l’apprentissage. Choisissez une aire adaptée, respectez les consignes affichées sur le skatepark et attendez que la trajectoire soit libre avant chaque essai. Une seule personne doit tenter une figure dans une zone donnée à la fois.

Tomber fait partie des risques du skateboard, mais cela ne justifie pas de se lancer au-dessus d’un obstacle trop difficile. Gardez les mains libres de tout objet, éloignez-vous des zones de circulation et ne pratiquez pas sur un sol humide. Si vous avez une pathologie ou un doute médical avant de reprendre une activité physique, demandez conseil à un professionnel de santé.

Questions fréquentes

Faut-il savoir faire un ollie avant d’apprendre le kickflip ?

Ce n’est pas une obligation réglementaire, mais un ollie bas et contrôlé facilite nettement l’apprentissage du kickflip. Il apprend à sauter avec la planche sous soi et à retrouver une réception équilibrée. Avant de travailler la rotation du deck, vérifiez que vous pouvez faire un ollie à faible vitesse sans tourner les épaules ni perdre immédiatement la planche.

Combien de temps faut-il pour apprendre le ollie en skateboard ?

Il n’y a pas de délai fiable valable pour tout le monde : le temps nécessaire dépend de l’équilibre, de la fréquence de pratique, du terrain et de la coordination. Évaluez plutôt la progression avec des repères observables : le tail claque, le pied avant accompagne la planche et vous atterrissez dessus en roulant lentement.

Pourquoi mon pop shove-it part-il loin devant moi ?

La planche s’échappe souvent lorsque le pied arrière donne un coup trop puissant ou trop dirigé vers l’avant, ou lorsque les épaules tournent avec le deck. Réduisez l’amplitude du mouvement, gardez le buste dans l’axe et cherchez d’abord une rotation à plat à proximité de vos pieds. N’essayez pas de rattraper une planche qui roule vers d’autres personnes.

Quelle hauteur choisir pour un premier obstacle en skateboard street ?

Il n’existe pas de hauteur réglementaire pour un premier obstacle. Commencez par une ligne au sol ; si le ollie reste stable, un repère bas de quelques centimètres, par exemple autour de 3 à 5 cm, peut servir de transition prudente. Cet ordre de grandeur est un conseil pratique, pas une norme. L’objet doit être stable, visible et placé dans une zone dégagée.

Cette page fait partie de notre dossier complet sur Skateboard street. Informations indicatives : règlements et tarifs évoluent, vérifiez auprès de la fédération ou de votre club. Une erreur ? Signalez-la.