Skateboard

Quelles figures de skateboard apprendre en premier ?

Les premières figures de skateboard s’apprennent dans un ordre qui privilégie le contrôle de la planche : rouler, tourner, garder l’équilibre, puis décoller. Avant de tenter l’ollie, quelques gestes simples permettent de comprendre le pop et le déplacement des pieds sans chercher à sauter haut. Voici une progression concrète, avec des repères pour savoir quand passer à l’étape suivante.

Mis à jour le 22 octobre 2026Lecture : 9 min
Débutant en skateboard réalisant un ollie bas sur un sol plat, le pied avant glissant vers le nose et les genoux repliés.

À retenir

  • Apprenez à rouler, freiner, tourner et vous équilibrer avant de travailler l’ollie.
  • Le kickturn, le tic-tac, le manual et le hippie jump préparent le contrôle de la planche et du corps.
  • Pour l’ollie, coordonnez le pop du pied arrière avec le glissement du pied avant vers le nose.
  • Un ollie bas avec une réception stable constitue un meilleur repère qu’un saut haut et déséquilibré.
  • Les séries courtes et les pauses facilitent les corrections ; arrêtez-vous si la fatigue dégrade les réceptions.

Quelles figures apprendre avant le premier ollie ?

Commencez par des gestes qui gardent les roues au sol : avancer et freiner, tourner, pivoter sur les roues arrière, puis tenir un manual. Ces bases vous apprennent à contrôler la planche et à replacer vos pieds sans devoir gérer immédiatement un saut.

Il n’existe pas de séquence officielle imposant l’ordre des figures ni de nombre réglementaire d’essais. La progression ci-dessous est un repère pratique : vous pouvez avancer quand un geste reste contrôlé plusieurs fois de suite, des deux côtés lorsque la figure le permet. Les termes « regular » et « goofy » indiquent le pied placé à l’avant : gauche pour regular, droit pour goofy. Gardez votre position naturelle plutôt que de la choisir selon une préférence théorique.

Étape Geste à travailler Repère avant de continuer
1 Pousser, rouler et freiner Rouler quelques mètres sans zigzaguer et ralentir sans poser le pied brusquement
2 Virage appuyé et kickturn Changer de direction sans perdre l’équilibre
3 Tic-tac et manual Lever brièvement les roues avant ou arrière en gardant le contrôle
4 Hippie jump Sauter par-dessus la planche en mouvement, sans la faire décoller
5 Ollie Faire claquer le tail, glisser le pied avant et atterrir en équilibre

Ces exercices se pratiquent sur une surface plane, sèche et dégagée, avec une distance de roulement suffisante pour ralentir. Un casque adapté au skateboard, marqué EN 1078, et des protections pour les poignets et les genoux réduisent les conséquences d’une chute, sans les supprimer. Au skatepark, respectez les consignes affichées et évitez de vous entraîner sur une trajectoire empruntée par d’autres pratiquants.

Comment maîtriser les virages, le tic-tac et les manuals ?

Les virages, le tic-tac et les manuals sont des figures de contrôle : ils vous apprennent à déplacer votre poids sans laisser la planche partir sous vos pieds. Travaillez d’abord à faible vitesse, sur le plat, et revenez à une position stable après chaque essai.

Comment faire un kickturn sans basculer en arrière ?

Pour un kickturn, allégez l’avant de la planche puis faites pivoter les épaules et le bassin dans la direction voulue. Roulez lentement, regardez vers l’endroit où vous souhaitez aller et appuyez juste assez sur le tail pour soulever les roues avant. Les roues arrière servent de pivot ; il ne s’agit pas d’écraser le tail au sol ni de tenir l’équilibre longtemps sur deux roues.

Entraînez-vous à tourner par petits angles, d’abord d’un côté puis de l’autre. Si la planche retombe avant d’avoir changé de direction, réduisez l’angle. Si vous partez en arrière, gardez le buste au-dessus de la planche et déplacez moins brusquement votre poids vers le tail.

À quoi servent le tic-tac et le manual ?

Le tic-tac consiste à lever légèrement l’avant, puis à le faire pivoter alternativement d’un côté et de l’autre pour orienter la planche. Il aide à sentir la pression sur le tail, mais ne remplace pas le virage en courbe : utilisez-le sur place ou à très faible vitesse, sans chercher à gagner beaucoup de distance.

Dans un manual, vous roulez sur les roues arrière en gardant les roues avant levées ; le nose manual est l’équivalent sur les roues avant. Commencez par une élévation minime et une tenue d’une seconde. Placez les bras de manière à vous équilibrer et gardez les genoux souples. Ces exercices sont utiles, mais ne bloquez pas votre progression sur une durée de maintien arbitraire : le contrôle du départ et du retour au sol compte davantage qu’un long équilibre.

Quels sauts préparer avant d’apprendre l’ollie ?

Le hippie jump est une préparation utile : vous sautez au-dessus de la planche pendant qu’elle roule, mais les roues restent au sol. Il permet de travailler le saut, la réception et la confiance en mouvement sans demander encore le claquement du tail qui caractérise l’ollie.

Comment réussir un hippie jump en roulant ?

Sur une zone plane, avancez à une allure lente et régulière. Gardez les pieds au-dessus des zones où ils se trouvent habituellement, pliez légèrement les genoux, puis sautez verticalement en laissant la planche rouler sous vous. Reposez les pieds sur le grip, genoux fléchis, et continuez à rouler avant de freiner.

Commencez par un saut très bas. La planche ne doit ni s’arrêter contre un obstacle ni accélérer sous l’effet d’une poussée. Si elle part en diagonale, revenez à un roulement plus lent et vérifiez que vos épaules restent alignées avec elle. Faites quelques tentatives espacées plutôt qu’une série longue si votre réception devient imprécise.

Faut-il apprendre le pop shove-it avant l’ollie ?

Non, ce n’est pas nécessaire. Dans un pop shove-it, la planche pivote d’environ 180 degrés à l’horizontale sous les pieds ; le skateur saute pour la laisser tourner puis la réceptionne. Cette figure demande de coordonner un saut avec une impulsion latérale du pied arrière. Beaucoup de débutants gagnent à maîtriser d’abord le contrôle de la planche et l’ollie, mais l’ordre peut varier selon les sensations et les figures visées.

Quels prérequis faut-il réunir avant de tenter un ollie ?

Avant de travailler l’ollie, vous devez pouvoir rouler, freiner et vous replacer sur la planche sans regarder constamment vos pieds. Le prérequis n’est pas de rouler vite : il s’agit de rester stable à faible allure et de savoir interrompre un essai sans paniquer.

Quelle vitesse choisir pour apprendre l’ollie ?

Commencez à l’arrêt si vous êtes déjà à l’aise sur une planche immobile et si le sol est plat. Cette variante isole le mouvement, mais la planche peut basculer sous les pieds : si vous perdez l’équilibre, revenez à des exercices au sol plutôt que de vous retenir à un mur. Une fois le geste compris, essayez à une allure très lente et régulière. Un ollie en mouvement est souvent plus fluide, mais exige de garder les épaules dans l’axe.

Vous n’avez pas besoin d’une rampe, d’un obstacle ou d’une grande vitesse. Un espace libre de quelques mètres autour de vous permet de rouler et de vous arrêter sans croiser une trajectoire. Évitez les surfaces humides, gravillonnées, inclinées ou très irrégulières : elles rendent difficile la lecture du geste et augmentent le risque de chute.

Où placer les pieds sur la planche ?

Placez la plante du pied arrière sur le tail, avec une partie du pied en contact avec sa courbe pour pouvoir le faire claquer. Le pied avant se trouve entre le milieu de la planche et les vis avant, légèrement orienté en diagonale. Ces repères sont approximatifs : la longueur du plateau et votre pointure modifient le placement confortable.

Avant de sauter, vérifiez que vos pieds ne sont pas trop près des bords et que vos épaules restent à peu près parallèles à la planche. Faites plusieurs répétitions sans décoller : position de départ, flexion légère, puis retour à une posture stable. Si le placement vous oblige à vous crisper, rapprochez ou écartez le pied avant de quelques centimètres.

Comment faire un ollie étape par étape ?

Un ollie se construit avec quatre actions coordonnées : fléchir, faire claquer le tail, faire glisser le pied avant vers le nose, puis ramener les pieds pour réceptionner la planche à plat. La hauteur vient du bon enchaînement, pas d’un saut forcé vers l’avant.

Quel est le bon enchaînement des pieds ?

  1. Placez-vous et fléchissez légèrement. Gardez les pieds dans les positions décrites plus haut, le regard devant vous et le buste centré. Une flexion modérée suffit ; vous devez pouvoir pousser rapidement avec les jambes.
  2. Sautez et faites claquer le tail. Au moment où vous initiez le saut, appuyez brièvement sur le tail avec le pied arrière pour le faire toucher le sol. Ce claquement, souvent appelé le « pop », donne l’impulsion à la planche. Évitez de rester penché en arrière ou d’écraser longtemps le tail.
  3. Faites glisser le pied avant. En montant avec le corps, faites remonter le pied avant le long du grip tape vers le nose. Le frottement aide la planche à s’élever et à s’aligner sous vous. Ne poussez pas le pied vers le sol : cherchez un mouvement vers l’avant et le haut.
  4. Ramenez les genoux et nivelez la planche. Après le pop, repliez les jambes et laissez le pied avant guider le plateau. Le pied arrière accompagne le mouvement au lieu de donner un coup supplémentaire. La planche se rapproche alors d’une position horizontale.
  5. Atterrissez au-dessus des appuis. Visez une réception près des vis des trucks, les deux pieds sur le plateau. Fléchissez les genoux pour absorber l’impact, gardez les épaules alignées et roulez quelques mètres avant de freiner.

Comment savoir si l’ollie est réussi ?

Au début, un ollie réussi n’est pas forcément haut. Il suffit que la planche décolle, reste sous votre corps et retombe sans que vous posiez un pied au sol. Un saut bas, répété et maîtrisé est un meilleur repère qu’une tentative spectaculaire dont la réception vous échappe.

Filmez quelques essais de côté si vous pouvez le faire sans gêner les autres. Une vidéo aide à distinguer un tail qui ne claque pas, un pied avant qui ne glisse pas et un corps qui part vers l’avant. Ne corrigez qu’un élément à la fois : modifier simultanément l’angle des pieds, la flexion et la vitesse rend la cause d’un échec difficile à identifier.

Quels exercices faire pour apprendre l’ollie sans brûler les étapes ?

Une courte séance organisée autour d’un seul objectif est généralement plus utile qu’une longue série de tentatives fatiguées. Les durées et répétitions ci-dessous sont des repères d’entraînement, pas des normes : réduisez-les si votre technique se dégrade ou si vous ressentez une douleur.

À quoi peut ressembler une séance de 25 minutes ?

Temps indicatif Exercice Repère technique
5 min Rouler, tourner et freiner doucement Garder une allure régulière et une posture détendue
5 min Répéter les positions d’ollie sans sauter, par séries de 5 Placer les pieds sans regarder longtemps le plateau
8 à 10 min Faire 3 ou 4 séries de 3 à 5 ollies, avec une courte pause Ne garder que les essais dont la réception reste contrôlée
3 à 5 min Reprendre le roulement ou le hippie jump Finir sur un mouvement maîtrisé, sans chercher la hauteur

Entre deux séries, prenez le temps de vous replacer et d’observer le résultat. Pour les premiers essais en mouvement, commencez par quelques tentatives seulement ; augmentez leur nombre quand vous pouvez rouler et freiner sans précipitation. La fatigue des jambes ou une baisse nette de précision sont des signes qu’il vaut mieux arrêter les ollies pour la séance.

Quand passer aux ollies en mouvement ou au-dessus d’une ligne ?

Passez à une faible vitesse quand vous savez faire quelques ollies à l’arrêt sans perdre la planche ni poser un pied au sol à la réception. Cherchez d’abord à reproduire le geste, pas à augmenter la distance. Une ligne tracée au sol ou une fissure peu marquée peut servir de repère visuel, à condition que la surface soit lisse et que personne ne traverse votre zone.

Ajoutez ensuite un petit obstacle bas uniquement lorsque vos réceptions sont régulières. Ne commencez pas par une marche, une bordure ou un objet rigide : un contact imprévu peut arrêter les roues net. Il n’existe pas de hauteur universelle à atteindre avant de progresser ; la stabilité, le contrôle de la vitesse et la capacité à s’arrêter priment.

Quelles erreurs freinent les progrès sur les figures de skateboard ?

Les erreurs les plus courantes viennent d’un manque de contrôle plutôt que d’un manque de puissance : vouloir sauter trop haut, reculer le buste, tourner les épaules ou enchaîner les essais malgré une réception instable. Corriger ces points un par un rend l’apprentissage plus lisible.

Pourquoi la planche part-elle devant ou derrière moi ?

Si le plateau s’échappe vers l’avant, votre buste peut dépasser le nose ou vos épaules tourner pendant le saut. S’il part derrière, vous pouvez rester trop longtemps en appui sur le tail ou sauter en arrière. Recommencez à l’arrêt ou à très faible allure, avec le regard devant vous et le poids centré au-dessus de la planche.

Si la planche tourne sur elle-même, vérifiez l’orientation des épaules et l’équilibre entre les deux pieds. Pour un ollie droit, les épaules restent globalement dans l’axe ; le pied arrière claque vers le bas, sans balayer le tail sur le côté.

Quand faut-il interrompre une séance ?

Arrêtez si vous ne parvenez plus à freiner correctement, si vos jambes tremblent de fatigue ou si chaque réception devient plus désordonnée. Une douleur persistante, une gêne inhabituelle ou une chute avec choc à la tête justifient de ne pas reprendre la séance ; demandez un avis médical en cas de symptôme préoccupant ou de pathologie connue.

Ne cherchez pas à compenser une difficulté technique par davantage de vitesse ou de répétitions. Revenez à une figure plus simple, puis reprenez l’ollie lorsque les gestes de contrôle sont redevenus fiables. La progression se mesure surtout à la qualité des essais reproductibles, pas au nombre de figures tentées en une journée.

Questions fréquentes

Quelles figures de skateboard apprendre en premier quand on débute ?

Commencez par pousser, rouler et freiner, puis travaillez les virages et le kickturn. Le tic-tac et le manual apprennent à gérer l’équilibre et la pression sur la planche. Le hippie jump prépare au saut en mouvement ; l’ollie vient ensuite, quand vous savez rester stable et contrôler votre allure.

Faut-il savoir rouler vite avant d’apprendre l’ollie ?

Non. Vous pouvez découvrir le mouvement à l’arrêt si vous êtes à l’aise sur la planche et si la surface est plane. Une faible vitesse régulière peut ensuite rendre le geste plus naturel, mais elle n’est pas un prérequis de départ. Dans les deux cas, assurez-vous de savoir freiner et de disposer d’un espace dégagé.

Où placer le pied avant pour faire un ollie en skateboard ?

Placez le pied avant entre le milieu du plateau et les vis avant, légèrement en diagonale. Le pied arrière repose sur le tail pour pouvoir le faire claquer. Ces repères varient selon la taille de la planche et vos appuis : ajustez le pied avant de quelques centimètres si vous vous crispez ou si la planche part de travers.

Combien de temps faut-il pour réussir son premier ollie ?

Il n’existe pas de délai fiable : l’apprentissage dépend de l’équilibre, de la fréquence de pratique et de la coordination, et les premiers ollies restent souvent bas. Des séances courtes et régulières permettent de repérer les progrès sans accumuler de fatigue. Privilégiez une réception stable et reproductible plutôt qu’une échéance ou une hauteur précise.

Peut-on apprendre les figures de skateboard sur de l’herbe ?

L’herbe peut immobiliser la planche et limiter le risque qu’elle roule pendant un exercice de placement, mais elle ne reproduit pas le pop ni la réception sur roues. Pour travailler le mouvement réel, choisissez plutôt un sol plat, sec et dégagé, à faible vitesse. Évitez de vous entraîner près d’une circulation ou sur une surface irrégulière.

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